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22/10/2021

"La Ligue brise encore la ligne gouvernementale, la colère de Draghi."

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein du centre-droit après les revers essuyés lors des municipales sont également citées : « Le centre-droit dans le chaos, Forza Italia divisée » (Il Messaggero), « Brunetta : il faut un nouveau centre-droit sans les souverainistes » (La Repubblica). Enfin, le Conseil Européen fait la Une du quotidien turinois et est largement cité dans les pages intérieures « L’Europe tergiverse sur les droits » - La Ligue vote avec les Polonais et irrite Draghi (La Stampa).

PREMIER PLAN, La Repubblica, de M. Bocci et A. Ziniti, « Les irréductibles anti-pass sanitaire, un million de travailleurs fantômes » : « Une semaine après l’entrée en vigueur du pass sanitaire obligatoire pour accéder aux usines et aux entreprises, on estime entre 800 000 et un million les travailleurs qui n’ont toujours pas de pass sanitaire et qui ne se font pas tester. La demande auprès des pharmacies a finalement été moins forte que prévue, cela représente environ 550 000 personnes. Les vaccinations ont augmenté et, en 4 jours, 50 000 personnes ont ainsi été se faire vacciner, bien que l’effet commence déjà à retomber. D’autres ont recours aux arrêts maladies, qui connaissent un bond de +23,6%. Mais les tensions suscitées par l’obligation augmentent elles aussi. La manifestation prévue aujourd’hui à Trieste a été annulée face au risque de la présence de black blocs. Le leader du mouvement de protestation avertit sur le risque d’infiltration ‘’c’est un piège, restez chez vous’’. Plusieurs groupes violents en provenance de toute l’Europe auraient en effet été signalés, de même que des menaces de mort sur twitter. »

COULISSES, La Stampa, d’A. Barbera et I. Lombardo, « La Ligue brise encore la ligne gouvernementale, la colère de Draghi. Le décret-loi pour accélérer le Pnrr sera bientôt prêt » : « Draghi n’a qu’une chose en tête : respecter les échéances du Pnrr qui, pour le Président du Conseil, représente une preuve de ‘sérieux et responsabilité’ envers l’Europe. Le premier rapport sur le suivi des travaux a rendu compte de la réalité des avancements : il y un mois, 13 des 51 objectifs à atteindre pour décembre avaient été complétés. Pour accélérer les temps, Draghi a demandé au sous-Secrétaire de Palais Chigi, Roberto Garofoli, de rédiger des mesures qui devraient arriver en conseil des ministres la semaine prochaine. Outre le retard des travaux ministériels, le président du conseil doit également composer avec les divisions politiques. Dans les prochains jours, il devra résoudre les tensions au sujet de la réforme des retraites, terminer le texte sur la réforme de la concurrence et préparer le G20 qui se tiendra à Rome les 30 et 31 octobre. Enfin, la présence de la Ligue au sein du gouvernement contraste de plus en plus avec les actions du parti de Salvini sur la scène internationale : hier, après avoir discuté en vidéoconférence avec Marine Le Pen, la Ligue et FdI se sont rangés du côté de Varsovie lors du vote sur le respect de l’état de droit. » 

ENTRETIEN, La Repubblica, de Renatto Brunetta (Forza Italia), ministre de la fonction publique, "Le souverainisme mène le pays à la catastrophe. Nous avons besoin d'une alliance pro-européenne" : «  Une nouvelle coalition pour soutenir Draghi, qui ferait éclater les forces politiques actuelles et les recomposerait autour de trois pôles européens : socialiste, libéral, populaire. C'est la proposition de Renato Brunetta, qui envisage la fin du centre-droit actuel avec sa traction souverainiste. "Pendant trop d'années, nous avons été le pays de l'instabilité et de la non-crédibilité. Nous l'avons payé très cher. C'était l'Italie de la très faible croissance, une Italie injuste, inégalitaire, la dernière roue du carrosse : soleil, pizza, amour et frivolité. Un pays où les investisseurs étrangers aimaient venir en vacances, mais d'où ils fuyaient à toutes jambes s'il s'agissait de risquer leur propre argent. Donc, à ce stade, de quoi avons-nous vraiment besoin ? Deux choses, avant toutes les autres : la stabilité et la crédibilité". Avec Draghi, nous avons un leader qui fait autorité et un gouvernement fort. La société civile a compris. Ceux qui semblent ne pas avoir compris sont les partis qui constituent la majorité actuelle". Si nous continuons à dire "c'est ma réforme, malheur à celui qui y touche, c'est mon revenu de citoyenneté, mon quota 100 (système actuel des retraites, ndlr), mon bonus", nous n'irons nulle part. Nous ne faisons que creuser le fossé entre les partis et le peuple. Si le détachement prévaut, le résultat est l'abstentionnisme". Si la droite souverainiste, anti-européenne, anti-Pass commence à entendre les sirènes de la contestation, elle fait une grosse erreur, car le peuple ne pense pas comme elle. Il en va de même pour la gauche, car le peuple demande de la stabilité et du pragmatisme, et non des réponses idéologiques. Regardez ce qui s’est passé avec l’adoption du pass sanitaire. Tout le monde prédisait le chaos, même à gauche, mais le jour J est arrivé et rien ne s'est produit. Comme je l'ai dit, le peuple a compris. " Je fais appel aux partis, à commencer par le mien. Je lance un appel aux femmes et aux hommes de bonne volonté, aux "libres et forts" qu’invoquait Sturzo en son temps (fondateur de la démocratie chrétienne, ndlr). Revenons aux fondamentaux, aux grandes familles politiques qui ont construit l'Europe et ses institutions après la guerre : les familles populaires, libérales et socialistes. Ces trois cultures politiques peuvent maintenant reconstruire l'Italie du futur. Avec Draghi. "Forza Italia, lorsqu'elle était l’épicentre avec ses valeurs et son poids de 25-30 %, avait réussi à "institutionnaliser" la Ligue et le MSI, puis Allianza Nazionale. Mais si Fratelli d'Italia ou la Ligue ont l’ascendant sur le centre-droit, la coalition sera inévitablement perdante. Nous l'avons vu lors des élections locales et, je le crains, nous le verrons également lors des élections législatives. Vous n'êtes pas crédible si vous pensez différemment sur l'Europe, l'euro et l'économie sociale de marché. Les coalitions manifestement opportunistes, les alliances inégales et incohérentes formées uniquement pour des raisons électorales, ne sont pas crédibles". Salvini a renoncé à rejoindre le PPE et vient d'annoncer son désir de renforcer l'alliance avec Le Pen dans un nouveau groupe, Meloni va organiser des rassemblements avec Santiago Abascal. Tout cela est légitime, bien sûr, mais aux yeux de nos électeurs modérés et centristes, cela nous empêche d'être considérés comme une alternative crédible à la gauche en tant que coalition. La vérité est que l'épine dorsale de l'Europe et de chaque pays d'Europe est l'opinion modérée, celle qui veut la continuité dans le changement, qui veut évoluer, qui veut le progrès, dans le respect des valeurs. "Cette impasse peut être surmontée si les trois grandes familles politiques que sont les Populaires, les Libéraux et les Socialistes forment une nouvelle alliance gouvernementale". "Je suis favorable à un semi-présidentialisme à la française. Si une réforme constitutionnelle est impossible, avec Draghi au Quirinal, nous nous dirigerons vers un semi-présidentialisme de facto. Les Italiens qui ont été vaccinés, les caissières qui ont tenu bon pendant le confinement en gardant les supermarchés ouverts, les cols bleus qui soutiennent la reprise économique, les médecins et les infirmières qui ont été les premiers à vacciner, les forces de police, les nombreux employés qui ont continué à fournir des services, tous nous demandent de le faire. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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