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15/10/2021

"Des bateaux remplis de migrants débarquent en Calabre et en Sicile."

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Italie. Revue de presse.

L’entrée en vigueur aujourd’hui de l’obligation de contrôle du pass sanitaire sur les lieux de travail, dans un climat de tension et de blocages annoncés, fait la Une de la presse italienne « Pass sanitaire, Draghi va de l’avant » - Le secteur portuaire demande un report mais le gouvernement maintient la ligne. Record des premières vaccinations sur la journée d’hier. Blocages et protestations : l’Intérieur lance l’alerte d’un risque de violences (Corriere della Sera), « Antivax, le jour de vérité » - L’entrée en vigueur  de la mesure est prévue pour aujourd’hui, des manifestations et des grèves sont annoncées (La Repubblica), « Le pass sanitaire au banc d’essai » - Le gouvernement ne prévoit aucun report de la mesure (Sole 24 Ore), « Franceschini : le gouvernement n’autorisera jamais des tests de dépistage gratuits » - Le ministre de la Culture explique la ligne dure du gouvernement. Des effectifs de police déployés massivement, l’attention est rivée sur Trieste (La Stampa), « Orlando : le pass sanitaire avec des tests de dépistage moins coûteux » - Le ministre du travail se dit ouvert à la demande des syndicats. Le préfet de Trieste prévient le secteur portuaire (Il Messaggero), « Les ajustements de dernière minute » - Le « gouvernement des meilleurs » finit par prévoir des dérogations et des réductions pour les tests de dépistage (Fatto Quotidiano), « Draghi ne cède pas » - La grève est prévue pour aujourd’hui dans tout le pays. La police lance l’alerte : il y a un risque concret de violences (Il Giornale).

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, de M. Franco, « Un parcours obligatoire pour ne pas céder aux minorités » : « Les pressions exercées sur la Présidence de la République pour qu’elle change en cours de route sa stratégie sur la vaccination sont vouées à l’échec. Malgré toutes les protestations et les menaces variées, ce serait un signe de faiblesse et en contradiction avec une politique qui a permis de remporter le pari sur la pandémie, mieux encore que ce que certains pensaient voire espéraient. Il ne s’agit pas de diaboliser les sceptiques ou les inquiets, mais de ne pas céder à ces peurs en revenant sur une décision déjà prise. Ne pas céder non plus à ceux qui ont instrumentalisé et exaspéré un mal-être diffus, le transformant parfois en extrémisme violent. Il est important de rappeler qu’il s’agit de minorités. D’après le leader de Fratelli d’ Italia, en refusant de subir le chantage de la rue, le gouvernement risque de faire augmenter la tension et aurait mieux fait de ‘’laisser plus de temps aux citoyens pour faire leurs choix’’. Mais il est peu probable qu’une ouverture de la part du gouvernement entraîne une ouverture de la part de ses critiques. La demande de la part de Fratelli d’Italia, de la Ligue et de certaines parties du Mouvement 5 Etoiles pour la gratuité des tests et le report de l’obligation de pass sanitaire vise plus à mettre en difficulté l’exécutif qu’à résoudre des conflits exaspérés artificiellement. Mais surtout, cela ouvrirait des failles avec d’autres parties de la majorité et de la société et renverrait une mauvaise image du gouvernement au niveau européen. »

ARTICLE, La Stampa, de F. Albanese « La route turque » - Des bateaux remplis de migrants débarquent en Calabre et en Sicile. La crise afghane rouvre la route de la Méditerranée orientale : « Ils arrivent d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak et d’Iran. Cela faisait longtemps que l’on n’assistait pas à un débarquement « autonome » dans la région de Catane, même si la route d’où ils viennent est à nouveau très exploitée, notamment ces dernières semaines.  En Calabre, la dernière arrivée de ce type a été enregistrée mercredi dernier : 114 personnes. Mardi, ils étaient 78, et lundi 80. Ce sont tous des voiliers, que l'on peut confondre de loin avec des bateaux de plaisance, mais qui sont remplis de migrants sous le pont, et tous sont partis de la même zone : la Turquie. Ils ont finalement été interceptés juste au large de Roccella Jonica par les garde-côtes ou par les douaniers et escortés jusqu'au port. Les données de Frontex confirment le fait que l’ancienne route de Méditerranée orientale est réactivée. En septembre, il y a eu 1590 arrivées, soit +18% par rapport au même mois de 2020. Concernant les nationalités sur cette route, les plus nombreux sont les Afghans : ils ont augmenté à partir du mois d’avril. D’abord 1067, puis 1336 en mais, puis 1454 en juin, 1326 en juillet, 1375 en août et 1372 en septembre. Pour un total de 10 043 personnes. En revanche, de Méditerranée centrale, ce sont des migrants d’autres pays qui arrivent : la Tunisie (13 610 migrants), le Bangladesh (6 226) et l’Egypte (5069).»    

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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