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21/08/2014

Le FPÖ et les sociaux-démocrates, une option pour le futur ?

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Autriche. L’Institut Cajetan-Felder a organisé, le 3 juillet 2014, une discussion publique à propos des possibilités de voir dans le futur l’instauration d’un gouvernement réunissant les nationalistes du FPÖ et les sociaux-démocrates du SPÖ : « Rouge-bleu, une option pour le futur ? » La réunion s’est déroulée à Vienne, au sein de l’ancienne mairie, en présence de l’ancien Vice-chancelier SPÖ Hannes Androsch, de l’ancien Vice-chancelier FPÖ  Norbert Steger, de l’historien Lothar Höbelt et du Secrétaire général du FPÖ Herbert Kickl. 

Le débat a débuté autour de la situation actuelle du FPÖ qui, en tant que plus grand parti d’opposition, montre de réelles ambitions à participer à un gouvernement. En 1970, le FPÖ a soutenu le gouvernement SPÖ minoritaire de Bruno Kreisky et en 1983, un gouvernement SPÖ-FPÖ a vu le jour sous la direction de Franz Vranitzky (SPÖ) et de Norbert Steger (FPÖ). 

Qu’est-ce qui a changé au sein du FPÖ depuis cette époque pour que le SPÖ ne désire plus gouverner avec le FPÖ ? L’historien Lothar Höbelt voit à peine une raison dans le contenu du programme du FPÖ qui, selon lui, a peu changé depuis cette époque. Lothar Höbelt estime que la raison principale réside dans la modification de la structure électorale : les jeunes ouvriers qualifiés qui votaient autrefois SPÖ ont atterri au FPÖ. Cette situation a conduit à un conflit entre les deux partis autour de la maîtrise de cet électorat. Lothar Höbelt voit en tant que raison principale de ce « boycott » du FPÖ par le SPÖ une stratégie de protection du SPÖ qui vise à empêcher un débat sur certains thèmes, principalement sur l’immigration. Hannes Androsch estime que la différence entre la situation actuelle et celles de 1970 et 1983 est qu’à l’époque existait entre le FPÖ et le SPÖ une volonté de s’unir. Une évolution doit donc, selon lui, voir le jour sur ce point. Hannes Androsch déclare que le gouvernement actuel [réunissant le SPÖ et les sociaux-chrétiens / conservateurs de l’ÖVP] est paralysé, ce qui gâche le développement de l’Autriche.

L’ancien Vice-Chancelier FPÖ Norbert Steger estime que le SPÖ manque de volonté de réformes et que le gouvernement actuel fait peu preuve de courage et ne dit jamais une seule fois « Non » aux exigences de l’Union Européenne. Norbert Steger pense que le SPÖ actuel n’a pas le courage de s’allier au FPÖ pour gouverner l’Autriche, contrairement au SPÖ des années 1970 et 1980.

Le Secrétaire général du FPÖ Herbert Kickl déclare « Nous voulons gouverner de manière efficiente. Pour cela nous avons besoin du rapport de force nécessaire. » et ajoute que le FPÖ ne peut entrer au sein d’un gouvernement que s’il est la locomotive de ce gouvernement et, dans un cas de figure idéal, s’il en pose les jalons. Herbert Kickl estime que des points communs entre les électeurs du SPÖ et le FPÖ sont suffisants pour envisager la formation d’un gouvernement rouge-bleu [SPÖ-FPÖ]. Cependant, l’autoproclamée élite politique du SPÖ s’y oppose, ce qui, selon Herbert Kickl, n’a eu pour conséquence que de faire perdre des voix au SPÖ.

La conclusion de cette soirée est que rouge-bleu [SPÖ-FPÖ] peut être une bonne option pour l’avenir de l’Autriche.  Les anciens partis ont un besoin de renouvellement.

Le résumé de cette soirée est que rouge-bleu peut être une bonne option pour l’avenir de l’Autriche et que les anciens partis [SPÖ et ÖVP] ont un grand besoin de renouvellement. 

[Cajetan von Felder était un homme politique libéral. Le FPÖ est un parti libéral. Lors de la révolution libérale allemande de 1848, les libéraux voulaient unifier l’ensemble des Allemands.  Le FPÖ est un des héritiers de cette tradition politique. 

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Cajetan_von_Felder)]

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