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20/02/2012

Conférence de presse de l'UDC à propos des abus dans la politique d’asile.

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Suisse. L’UDC a tenu une conférence de presse à propos des abus dans la politique d’asile. Voici un communiqué du parti à ce propos :

La politique d'asile suisse est aujourd'hui marquée par des abus, des absurdités ainsi que par l'inaction et la confusion des autorités responsables. Les procédures durent en moyenne 1400 jours, le nombre de demandes d'asile explose, la criminalité augmente, les coûts de l'asile progressent d'année en année. Le malaise croissant de la population face à ces dysfonctionnements est justifié. Un groupe de travail de l'UDC a réfléchi aux mesures qui permettraient de corriger cette situation et formulé 45 propositions à l'intention de la CIP-CN qui examine les 23 et 24 février 2012 le projet de révision de la loi sur l'asile. Ces propositions ont été présentées à la conférence de presse d'aujourd'hui.

Ces propositions comprennent des mesures immédiates sous la forme de motions urgentes invitant le Conseil fédéral à agir dans les plus brefs délais :

un accord doit être conclu avec l'Italie pour accélérer le transfèrement des cas Dublin.

si les autres Etats Dublin n'appliquent pas correctement ce traité, comme c'est le cas de l'Italie, la Suisse doit réintroduire des contrôles frontaliers.

la Confédération doit mettre à disposition un plus grand nombre de places de détention pour agir contre les requérants d'asile criminels.

le forfait pour l'aide d'urgence versé aux cantons par requérant d'asile doit être réduit pour inciter les cantons à exécuter plus rapidement les décisions de renvoi.

les communes abritant un centre d'accueil doivent être indemnisées par un forfait pour leurs frais de sécurité.

Les modifications proposées pour la loi sur l'asile visent à réduire l'attractivité de la Suisse, à accélérer les procédures et à améliorer l'exécution des décisions, soit en particulier celle des renvois. Voici les principales exigences :

l'objection de conscience et la désertion ne sont pas des motifs d'asile.

une activité politique en exil n'est pas un motif d'asile.

la durée de séjour exigée pour l'octroi du permis d'établissement ne doit pas être plus courte que celle fixée dans la loi sur les étrangers.

seules les personnes ayant déclaré leur identité ont droit aux prestations sociales et à l'aide d'urgence.

l'aide sociale et l'aide d'urgence sont accordées uniquement sous la forme de prestations en nature.

l'aide d'urgence est limitée à quatre mois.

l'aide sociale est supprimée si la personne concernée a été condamnée à une peine privative de liberté ou si elle refuse de coopérer.

les personnes admises provisoirement n'ont pas droit au regroupement familial.

la procédure d'asile est classée si la personne concernée disparaît dans la nature.

les demandes d'asile doivent faire l'objet d'un examen préalable pour vérifier la présence de motifs d'asile.

l'effet suspensif des recours contre des décisions de non-entrée en matière et contre des procédures de reconsidération ainsi que des demandes multiples est supprimé.

les demandes multiples sont exclues.

lesdits cas de rigueur donnant droit à une autorisation de séjour ne sont plus admis.

une base légale est formulée pour permettre le placement en établissement fermé des personnes délinquantes, réfractaires et asociales.

Ces propositions et bien d'autres encore visent à corriger un projet de révision de la loi sur l'asile inefficace, voire carrément contreproductif. Voilà la seule manière de mettre fin aux abus et de décourager les passeurs et les profiteurs.

Voir les exposés : http://www.svp.ch/display.cfm/id/101765

Le SNS contre la "mafia politique".

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Serbie. Le SNS a répété ce dimanche 19 février 2012 qu’il désire gagner les élections à venir et chasser les partis en place du pouvoir. Selon le SNS, les partis qui sont au pouvoir en Serbie forment une collectivité unique. Un représentant du SNS a déclaré que le gouvernement actuel a paralysé la Serbie avec une politique inadéquate de taxations et des procédures bureaucratiques, causant la faillite de 40.000 entreprises. Il a ajouté que le standard de vie a chuté au cours des 42 derniers mois, que la « mafia politique » dirige la Serbie  et que des membres de la mafia sont devenus riches grâce à la privatisation la plus dévastatrice d’Europe de l’Est.

Le flan des réformes et la ‘grande coalition’ virtuelle.

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« Le flan des réformes et la ‘grande coalition’ virtuelle » (Stefano Folli, Il Sole 24 Ore) :  « Pour savoir si le flan est bon, dit l’adage, il faut le goûter. Pour voir ce que vaut l’accord à trois Alfano-Bersani-Casini sur la réforme institutionnelle, il faut donner du temps au temps. On verra s’il a une certaine consistance politique d’ici 3-4 mois, quand il arrivera devant le Parlement. S’il n’est que tactique, il croulera au premier problème. En attendant, le flan des réformes inspire quelques doutes à des esprits indépendants. Arturo Parisi (PD) observe que la réduction du nombre de parlementaires a déjà perdu en ambition : de 50%, on est tombé à 15-16% (à la Chambre, on parle de 500-530 députés au lieu de 630). Même scepticisme chez Marco Follini. On verra. Du reste, le vrai nœud de l’affaire, pour tous, est le mode de scrutin. Or, là-dessus, l’accord n’est pas mûr. On va vers un modèle à l’allemande – proportionnelle avec seuil et défiance constructive. Mais tout le schéma reste à définir, et la tâche est rude, en fin de législature. Hormis Casini qui, tel Fini, a tout à gagner à un mode de scrutin favorable au centre, les autres avancent avec des semelles de plomb. Alfano et le PdL doivent clarifier d’abord l’enjeu du rapport avec la Ligue, ce qui devra attendre les municipales (difficiles, a priori, pour la droite). Un scrutin dont Bersani aussi doit attendre l’issue – les primaires ont déjà montré le poids de la relation avec Vendola voire Di Pietro. Un chemin bien incertain. Et les grands partis sont aussi face à une contradiction qui va empirer : d’un côté, la majorité PdL-PD-3e pôle qui appuie Monti est solide ; de l’autre, Alfano et Bersani doivent répéter que ce n’est pas une majorité ‘politique’ et qu’il n’y a pas de ‘grande coalition’ à l’horizon. Car en vue des élections du printemps 2013, PdL et PD, s’ils survivent d’ici là, vont devoir présenter aux Italiens deux identités distinctes. Or, avec le 3e pôle, ils offrent leur soutien convergent à l’exécutif Monti. Après un an de majorité élargie, et sachant que l’urgence persistera, il leur sera difficile de proposer un autre président du Conseil et un projet alternatif. Face à ce rébus indéchiffrable, une proportionnelle qui éliminerait le carcan des coalitions préconçues et donc la nécessité de proposer quelqu’un pour le palais Chigi aiderait à trouver un chemin. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Un ancien opposant communiste deviendra président d'Allemagne.

Allemagne. Joachim Gauck a été choisi comme futur président. Opposant au régime communiste, il avait été nommé après la chute du Mur de Berlin commissaire chargé de superviser les archives de la Stasi, l’ancienne police secrète de RDA :

http://www.challenges.fr/monde/20120220.REU0031/la-batail...