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17/12/2010

Article de Robert Spieler dans Rivarol sur le voyage en Israël de représentants de partis européens.

Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire et rédacteur à Rivarol, publie un article au sein de cet hebdomadaire sur le voyage de dirigeants de partis patriotiques européens en Israël.

Au sein de la première partie de l’article, Robert Spieler explique qu’en Allemagne les autorités développent des mesures anti-démocratiques envers les partis patriotiques. Les autorités utilisent la provocation ainsi que la manipulation des milieux nationalistes et ultranationalistes en infiltrant des agents provocateurs. Robert Spieler explique ensuite que l’idée d’un pèlerinage en Israël est venue de Patrik Brinkmann, le richissime homme d’affaire germano-suédois.

Voici la fin de l’article de Robert Spieler :

Les raisons qui ont guidé la décision des Allemands, des Flamands et des Autrichiens.

 

Dans le cas des Allemands, il y a d’évidence une recherche de respectabilité et le souhait d’être enfin reconnus comme de vrais « démocrates » et non comme des extrémistes, fruits d’une lourde Histoire. Un véritable cordon sanitaire isole tous ceux qui ne se situent pas strictement dans la ligne du politiquement correct. On l’a encore constaté récemment avec l’affaire Tilo Sarrazin, personnalité éminente, membre du SPD et qui fut voué aux gémonies pour avoir écrit que l’intégration des Turcs ne fonctionnait pas et que l’Allemagne courait à la catastrophe. Même des mouvements patriotiques allemands, tels les Republikaner et la Pro-Bewegung, qui fusionneront en mars prochain pour fonder un nouveau rassemblement et qui ne furent pas invités à être du voyage, ont exprimé leur soutien à cette initiative. Gageons qu’il est très improbable que cette stratégie de soumission puisse réussir. Leurs adversaires et les médias ne manqueront pas de rappeler que l’extrême droite européenne a en fait rencontré en Israël l’extrême droite raciste israélienne. Quant aux électeurs allemands, dont nous avons relevé la faible sympathie pour Israël, il est peu probable qu’ils gardent, au moment de voter, un souvenir ébloui de cette initiative.

 

Le Vlaams Belang, quant à lui, est actuellement dans une phase difficile. Après trente ans de progression constante, la chute aux dernières élections du Parlement flamand a été sérieuse, perdant plus du tiers de ses électeurs. 21 sièges au lieu de 32, 2 députés européens au lieu de 3. Cela entraîne bien sûr les sempiternelles frustrations, reproches et tensions qui suivent les échecs électoraux. En l’occurrence, Filip Dewinter ne porte aucune responsabilité dans cet échec. La faute en incombe à l’émergence d’un nouveau mouvement indépendantiste, le NVA dont le leader, Bart de Wever est très populaire et médiatique et aussi à un certain épuisement de l’électorat, las d’attendre la victoire. Philippe Dewinter peut-il obtenir grâce à ce voyage la complaisance des medias flamands qui sont très hostiles au Vlaams Belang ? Il est sérieusement permis d’en douter.

 

Le seul à pouvoir retirer, avec un cynisme total, un vrai avantage à avoir entrepris ce pèlerinage, est Heinz-Christian Strache, le leader du Fpö. L’ancien parti de Haider connaît une progression fulgurante. Un récent sondage place Strache en tête des souhaits des Autrichiens pour le poste de Chancelier. Il peut réussir là où Haider avait échoué en 2000 devant la pression internationale, et notamment celle d’Israël. Alors que les élections l’avaient placé en situation d’obtenir cette fonction, le hourvari général l’en avait empêché. Il n’est pas certain cependant que les Américains et les Israéliens oublient la sympathie manifestée à la Russie par H-C Strache lors d’une rencontre, le 15 juin 2010, avec des dirigeants russes. Strache déclarait : « Les Etats-Unis cherchent à abuser des Etats en tant qu’instrument de leur politique afin de provoquer une guerre froide. Nous ne devons pas devenir les satellites de Washington ».

Conclusion.

Quel intérêt les Européens ont-ils à se mêler des affaires du Proche-Orient ? Les Palestiniens, les Iraniens et même les Talibans ne portent aucune responsabilité dans l’invasion que subissent la France et l’Europe. Il est permis de ne pas être d’accord avec Filip Dewinter quand celui-ci déclare : « Vu qu’Israël est le poste avancé de l’Ouest libre, nous devons unir nos forces et combattre ensemble l’islamisme ici (en Israël) et chez nous (en Europe) ». C’est ici, sur notre terre d’Europe que nous devons mener la nécessaire Reconquista, pas en Israël, en rassemblant toutes les forces de la Résistance nationale et européenne ! Nos soldats n’ont pas vocation à mourir, ni pour Washington, ni pour Tel Aviv.

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