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03/12/2010

Fini ferme la Chambre.

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« Letta ouvre les négociations et Fini ferme la Chambre » (Alessandro De Angelis, Il Riformista) : « Gianni Letta a entamé depuis quelques jours des pourparlers afin de trouver une ultime solution en vue d’un armistice Berlusconi-Fini. Une convergence de ‘faiblesses’ car aucun des deux ne veut vraiment des élections anticipées. Fini a besoin d’organiser son nouveau parti et le Cavaliere, malgré son assurance, est en chute de popularité. Echouer serait un vrai désastre avec des conséquences difficiles à maîtriser, car la crise économique mettrait à l’ordre du jour un gouvernement technique. Voilà donc G. Letta étrangement disert, en appelant à une convergence au-delà des logiques partisanes sur des points vitaux. Mise en garde contre quiconque voudrait de Tremonti comme président du Conseil pour en finir avec le berlusconisme, mais aussi appel à Berlusconi pour qu’il renonce à sa ligne intransigeante. Ce dernier, sur son site Forzasilvio, lance : ‘si le 14 décembre il n’y a pas un soutien fort, nous empêchant de gouverner, on ira voter’. Fini laisse à Letta une lueur d’espoir : il a décidé d’interrompre les travaux à la Chambre, avec l’assentiment de tous. Dix jours donc pour continuer les pourparlers. Letta proposera au président de la Chambre un scrutin avec une prime de majorité ‘souple’ assurant à FLI de pouvoir se présenter seul aux élections sans pour autant briser le bipolarisme. Fini pourrait alors décider de passer de la censure à l’abstention et le Cavaliere pourrait effectuer un remaniement avec une majorité élargie à l’UdC de Casini. Un compromis difficile pour deux adversaires aussi inébranlables. On verra bien. » 

« Les 317 signatures sont à ce stade une forme de pression sur le président du Conseil » (Stefano Folli, Il Sole 24 Ore) : « Les 317 signatures contre Berlusconi, soit la majorité absolue de Montecitorio, pourraient être, sur le papier, la base d’un nouveau gouvernement. Mais en réalité, leur seul point d’accord est de vouloir se débarrasser de Berlusconi tout en évitant les élections anticipées. Rien qui préfigure une majorité politique, ni un gouvernement de rechange. Peut-être une telle majorité prendra-t-elle forme dans les semaines à venir, mais pour l’heure on en est loin. Casini a toujours tenu Di Pietro à distance et Fini aurait du mal à gouverner avec la gauche (et vice-versa). Voter la censure du président du Conseil ne signifie pas automatiquement pouvoir réunir une coalition apte à poursuivre la législature. Il devrait s’agir non d’un ‘gouvernement court’ avec pour programme la réforme du mode de scrutin, mais d’une majorité devant affronter la spéculation financière, mission exceptionnelle à un moment crucial. Un programme sévère d’assainissement économique, un pacte national d’urgence qui réunisse les principales forces, du PdL au PD, et mette de côté les intérêts partisans pourrait s’avérer nécessaire. Or rien de tel ne s’esquisse, en dehors d’une motion de censure sans clause constructive (comme ce serait nécessaire en Allemagne, par exemple). L’intention est de faire pression sur Berlusconi pour qu’il démissionne avant le 14 décembre, compte tenu des révélations de Wikileaks, qui viennent s’ajouter au climat actuel. Mais le Cavaliere reste inflexible, et l’axe PdL-Ligue, loin de s’effriter, paraît plutôt se renforcer. On verra le 14 si ces 317 élus iront vraiment jusqu’à provoquer une crise ‘dans le noir’, transférant ainsi à Napolitano une lourde responsabilité. » 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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