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09/12/2009

Initiative UDC sur le renvoi: la commission du Conseil des Etats refuse la discussion.

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Voici un communiqué de l'UDC Suisse, premier parti du pays, 29% des voix :
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Une majorité de la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats demande de biffer de l'ordre du jour de cette session d'hiver l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels. Cette proposition, qui équivaut à un refus de discuter, étonne l'UDC. Ses auteurs se moquent manifestement de la volonté des plus de 232 000 citoyennes et citoyens qui ont signé cette initiative. Par cette décision, la commission parlementaire admet aussi implicitement que des négligences ont été commises lors de l'examen de cette initiative.

 

La population suisse attend impatiemment que des mesures efficaces soient prises contre les étrangers criminels afin de rétablir la sécurité publique. L'initiative UDC sur le renvoi permet précisément de répondre à ce souhait. Une majorité de la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats refuse cependant d'ouvrir le débat sur cette initiative qui est prête pour l'examen parlementaire. L'UDC y voit clairement une tentative d'ajourner un thème important, donc une violation des règles du processus de décision démocratique. La commission admet aussi implicitement par cette décision que l'examen de ce projet était douteux et négligent. L'UDC invite le plénum du Conseil des Etats à ne pas entrer en matière sur la proposition de la majorité de la commission, mais au contraire à soutenir la minorité UDC qui exige le traitement de ce projet durant cette session d'hiver comme prévu. Les conseillers aux Etats UDC ont de surcroît déposé aujourd'hui des propositions qui durcissent le contreprojet indirect du Conseil fédéral à l'initiative sur le renvoi, donc qui tiennent mieux compte des idées de l'initiative.

 

Berne, 9 décembre 2009 

Union européenne : la Serbie est ‘sur les rails’

« Les Balkans plus proches de l’UE. » (Il Foglio) : « Franco Frattini, ministre des Affaires étrangères, a déclaré hier que pour la Serbie ‘le moment est arrivé pour présenter sa candidature’ pour adhérer à l’UE. Les 27 ministres des Affaires étrangères ont promis de procéder ‘avant six mois’ à la ratification de l’accord de stabilisation et d’association, pas nécessaire vers l’Europe. La Serbie est ‘sur les rails’ a ajouté Frattini.

 

« La Ligue vise l’hégémonie politique sur tout le centre droit. »

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« La Ligue vise l’hégémonie politique sur tout le centre droit » (Stefano Folli, Il Sole 24 Ore) : « Après les attaques de la Ligue contre le cardinal Tettamanzi [comparé à un imam car parlant un langage d’accueil et de solidarité à l’égard des immigrés], il n’est pas étonnant que le Président de la République ait tenu à adresser à l’église milanaise un signe de solidarité. Napolitano a laissé entendre, de façon mesurée, que la dérive léghiste outrepasse totalement une certaine tradition italienne de respect envers l’Eglise et sa fonction sociale. Il ne pouvait dire plus et c’est maintenant à Berlusconi de réagir. Pour le PdL, Bossi est un allié important et encombrant. S’il parvient à entraîner tout le centre-droit sur sa ligne intransigeante – aujourd’hui sur l’immigration, demain sur la sécurité, après-demain la sécession douce – il aura établi une hégémonie politique sur toute la majorité, hormis quelques franges destinées à s’en détacher. En pareil cas, la physionomie de la droite prendra des contours très différents de ceux auxquels Berlusconi nous a habitués ces dernières années, sous le signe du PPE et de la tolérance. La ligne léghiste, au contraire, obéit à d’autres logiques – l’affaire Tettamanzi le prouve. Voilà comment s’explique le geste de Napolitano que Berlusconi a très certainement apprécié, ayant toujours eu une relation spéciale avec l’Eglise (au moins jusqu’à l’affaire Boffo-Avvenire) comme en atteste notamment la douloureuse affaire Eluana Englaro. Il ne sera pas simple pour le président du Conseil de résister la double pression de Bossi, d’une part, et du président de la Chambre, d’autre part. Deux droites sont à nouveau en train d’émerger, deux visions différentes du pays, et on n’entrevoit aucun point de synthèse. »

« Bossi isolé sur l’immigration » (Barbara Fiammeri, Il Sole 24 Ore de mardi) : « Sur l’immigration, Gianfranco Fini ne fait pas machine arrière. Il attaque de nouveau la position de la Ligue du nord : pour lui, le délit de clandestinité ne peut être exclu de la loi sur le procès court. Le président de la Chambre est intervenu à la rencontre ‘Accueil, intégration et droit de citoyenneté, un parcours possible’ à la communauté Capodarco, avec Casini, chef de file de l’UDC, et Pisanu, président de la commission Antimafia. Certains parlent déjà du ‘pacte de Capodarco’. Après l’attaque de la Ligue contre le Cardinal Tettamanzi, accusé, entre autres, de défendre les immigrés et non le crucifix, Fini s’est montré d’une ironie méprisante : ‘c’est beau de défendre la tradition mais en regardant la crèche, il faudrait se rendre compte qu’elle est pleine d’immigrés extracommunautaires’. Analyse que partagent Casini et Pisanu, lequel évoque de ‘misérables spéculations électoralistes’. Fini, content que d’autres membres du PdL soient d’accord avec lui, plaisante : ‘je suis heureux d’entendre le camarade Pisanu’. »

« Napolitano : l’engagement de l’Eglise est essentiel » (Giovanni Cerruti, La Stampa) : « Le Président de la République serre longuement la main au cardinal Tettamanzi : ‘je suis particulièrement heureux de vous voir dans cette circonstance’, dit-il. L’archevêque de Milan remercie, et le secrétaire d’Etat Bertone n’est pas en reste. Ce geste a suffi pour savoir et faire savoir ce que pense le Président de la République des attaques de la Ligue qualifiant d’‘imam’ le cardinal de Milan. Giorgio Napolitano a déclaré : ‘j’ai souligné un grand nombre de fois à quel point la religion est un fait public et combien l’engagement de l’Eglise dans la vie sociale est essentiel pour la société italienne’. Le ministre Calderoli, qui avait ajouté que Tettamanzi à Milan, c’était comme d’‘envoyer un prêtre mafieux en Sicile’, a fait un demi pas en arrière en déclarant : ‘je suis absolument d’accord avec Napolitano sur le rôle de l’Eglise’. »

« Et Bossi reprend ses proches : ‘finissons-en avec cette histoire » (Marco Cremonesi, Corriere della Sera) : « ‘Maintenant ça suffit, il faut faire cesser cette histoire rapidement’, dit Umberto Bossi sur la polémique avec Tettamanzi ouverte par un éditorial de La Padania. Bossi semble penser que ‘cette histoire’ pouvait lui causer du tort. Au micro de Radio Padania en effet, de nombreux auditeurs ont dit que ‘certaines choses pouvaient être dites autrement’. Les déclarations de Calderoli auraient donc choqué aussi l’électorat léghiste. Or la Ligue du Nord ne peut prendre le risque de perdre des voix. »

(Traduction : ambassade de France à Rome.)

Elections des juges fédéraux : l'UDC spoliée.

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La Suisse est régie par le principe de la concordance. Ce système veut que les quatre principaux partis reçoivent les postes en fonction des résultats électoraux. Hors, l’UDC, premier parti de Suisse avec 29% des voix, est systématiquement victime des agissements des partis de gauche. L’UDC qui doit disposer de deux sièges au sein du gouvernement n’en a reçu qu’un suite à ces pratiques. Lors de l’élection des juges fédéraux, l’UDC a été, une nouvelle fois, victime des manœuvres des partis de gauche.

 

Voici un communiqué de l'UDC, premier parti de Suisse, 29% des voix :

 

L'UDC revendique le siège vacant au Tribunal administratif fédéral

 

La coalition de centre-gauche du Parlement fédéral a une nouvelle fois foulé au pied la concordance lors des élections de juges fédéraux. Au lieu d'élire les candidats proposés par l'UDC, elle a choisi des personnes de ses propres rangs. L'UDC invite les autres partis à respecter enfin la concordance et à accorder à l'UDC, lors des prochaines élections judiciaires, les sièges auxquels elle a droit.

 

Méprisant systématiquement les règles les plus élémentaires de la concordance, le PDC, le PS et les Verts écartent depuis plusieurs années l'UDC des élections aux tribunaux fédéraux. Ces partis ont déjà refusé à l'UDC durant la session d'automne 2008 un siège au Tribunal fédéral et un autre au Tribunal administratif fédéral alors que le droit de l'UDC à ces postes était largement établi en fonction de la force du parti. La lamentable coalition des milieux, qui se vantent d'avoir évincé Christoph Blocher, a frappé une fois de plus aujourd'hui sous la conduite du PDC: au lieu de respecter enfin la concordance et d'élire les deux candidats UDC, qui avaient été estimés aptes par la Commission judiciaire, le copinage politique entre les Verts, le PS et le PDC a joué à fond. Conséquence: l'Assemblée fédérale a élu avec 125 voix une représentante socialiste au Tribunal administratif fédéral alors que ce parti y est déjà surreprésenté avec environ 2,5 postes de juges. Le Parlement a également élu avec 111 voix la candidate du PDC au Tribunal administratif fédéral, bien que ce parti soit lui aussi surreprésenté dans cette cour avec 1,5 poste. En revanche, le candidat UDC, de loin le mieux qualifié lors des auditions de la Commission judiciaire, n'a obtenu que 104 voix si bien qu'il n'est venu qu'en troisième position. L'UDC reste donc sous-représentée dans cette cour avec désormais 7 postes.

 

L'élection au Tribunal fédéral d'un juge PDC du Tribunal administratif fédéral a provoqué aujourd'hui une vacance dans ce dernier. Le PDC, le PRD et le PS sont tous massivement surreprésentés dans cette cour. L'UDC invite ces partis à respecter enfin la concordance et le droit de l'UDC a presque sept postes de juges, donc à élire les candidats UDC lors des prochaines élections au Tribunal administratif fédéral.

 

Berne, 9 décembre 2009 

Le comte Otto Lambsdorff est décédé.

Le comte Otto Lambsdorff est décédé samedi, à Bonn, à l'âge de 82 ans. Figure importante du Parti libéral allemand (FDP), il a été l'un des artisans de la rupture entre les libéraux et les sociaux-démocrates et de l'alliance du FDP avec les chrétiens-démocrates. Il a été ministre de l'Economie du chancelier social-démocrate Helmut Schmidt, puis du chrétien-démocrate Helmut Kohl, mais a dû démissionner, en 1984, à la suite de son implication dans l'affaire Flick.

Il avait soutenu le FPÖ de Joerg Haider, lorsque celui-ci a eu des problèmes en 1991 avec l'Internationale libérale, suite à une déclaration sur la politique du plein emploi. En 1993, il a soutenu l'exclusion du même FPÖ de Joerg Haider de l'Internationale libérale, estimant que le tournant nationaliste pris par le FPÖ était incompatible avec les idées libérales.