01/12/2009
L'UDC Suisse demande une session extraordinaire du Parlement.

Le groupe UDC a analysé aujourd'hui les résultats des votations du weekend dernier. La nette acceptation de l'initiative sur les minarets illustre le malaise que ressentent les Suissesses et les Suisses face à la politique d'asile et des étrangers du Conseil fédéral. Ce dernier n'a manifestement plus la confiance du peuple. Il est urgent de prendre des mesures sévères contre les étrangers criminels et de corriger les négligences qui se multiplient en politique d'asile. Le gouvernement doit aussi se ménager rapidement une plus grande marge de manœuvre pour limiter l'immigration. L'UDC demande donc à l'unanimité la tenue d'une session extraordinaire sur la thématique de l'asile, des étrangers et de la migration. Son groupe déposera une intervention dans ce sens au Parlement. L'UDC confirme également son exigence de résilier et de renégocier l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE. Le Conseil des Etats est invité à accepter durant la session en cours l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels. Ce projet doit être rapidement soumis au peuple.
Les Suissesses et les Suisses en ont plus qu'assez de l'inaction en politique d'asile et des étrangers. Le Conseil fédéral et le Parlement ont reçu le weekend dernier la juste récompense pour leur passivité. Le peuple veut que la politique s'attaque enfin sérieusement aux problèmes qui marquent le domaine de l'asile et des étrangers. Il est urgent d'agir contre l'explosion des dépenses et du nombre de cas pendants en matière d'asile. Les citoyennes et les citoyens attendent également une intervention rigoureuse contre les étrangers criminels. Durant cette session parlementaire, le Conseil des Etats aura l'occasion de répondre à cette volonté du peuple en acceptant l'initiative UDC pour le renvoi des étrangers criminels. Ce projet doit être rapidement soumis au peuple afin de débarrasser le pays de ces hôtes indésirables. Il faut en outre que la Suisse retrouve sa capacité d'agir dans le domaine de la migration. L'immigration incontrôlée peut être stoppée moyennant une adaptation de l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE. Ce traité doit donc être résilié et renégocié. L'UDC demande l'ouverture rapide d'une session extraordinaire sur la thématique de l'asile, des étrangers et de la migration. Elle a décidé de déposer une intervention dans ce sens.
Prendre au sérieux les droits du peuple
L'UDC est choquée par les réactions de la classe politique suisse et étrangère après le verdict clair et net du peuple suisse le 29 novembre dernier. Il va de soi pour l'UDC que cette décision du peuple doit être appliquée sans réserve. Il est hors de question que le doute soit jeté sur le résultat d'une votation populaire en se référant à des traités internationaux, voir que des tribunaux puissent l'annuler. Si nécessaire, il faudra résilier la Convention européenne des droits de l'homme, puis la signer une nouvelle fois en faisant une réserve à propos des minarets.
23:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
Styrie : rapprochement entre le FPÖ et le BZÖ.


Lors des élections pour la Chambre de commerce 2010 en Styrie, le BZÖ de Styrie va soutenir le Cercle des entrepreneurs libéraux, qui est lié au FPÖ. Des entrepreneurs proches du BZÖ seront candidats sur les listes du Cercle des entrepreneurs libéraux.
C’est la conséquence d’un rapprochement qui a lieu entre les dirigeants du BZÖ et du FPÖ en Styrie.
23:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
Berlusconi fait l’éloge du dirigeant biélorusse Loukachenko.

« Berlusconi fait l’éloge du dirigeant biélorusse Loukachenko et reçoit en échange les archives du KGB sur les déportés italiens » (Marco Galluzzo, Corriere della Sera) : « Echange de cadeaux : Berlusconi se déclare ‘satisfait des élections qui ont confirmé plusieurs fois Loukachenko au pouvoir’ ; l’ancien soldat de l’Armée rouge, qui gouverne la Biélorussie depuis trois lustres, selon des critères jugés peu démocratiques en Occident, lui fait un cadeau inattendu : les archives du KGB sur les Italiens morts dans les camps nazis de son pays, et sur les déportés italiens persécutés en Union soviétique. Au cours de la visite, les sujets de coopération économique ont aussi été abordés avec Finmeccanica. Sur la question délicate des adoptions d’enfants biélorusses, il y a eu un échange de garanties réciproques. Selon E. Bonino, il s’agit ‘d‘une politique étrangère mystérieuse’. Ce à quoi Bonaiuti a répliqué ‘des problèmes importants ont été affrontés’. PF Casini s’est dit lui aussi ‘stupéfait des déclarations du Cavaliere’ et il a annoncé qu’il demanderait au chef du gouvernement d’en référer au Parlement’, suivi par P. Fassino, PD. »
(Traductions de l'ambassade de France à Rome).
17:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
Fini s’oppose à la croisade de la Ligue.


« Plus qu’aux guerres de religion, la Ligue pense à quelques voix de plus » (Stefano Folli, Il Sole 24 Ore) : « Un des nos talents nationaux est la capacité de discuter dans le vide et de faire de choses insignifiantes des sujets majeurs, qui font les manchettes quelques jours avant de disparaître. Tout récemment, on parlait déstabilisation institutionnelle, chute du gouvernement du fait de la magistrature etc. Le scénario a changé : on parle maintenant de l’idée de la Ligue (ou du ministre Calderoli) de faire en Italie un référendum contre les minarets, sur le modèle suisse, et on perd du temps autour de l’idée (du vice-ministre Castelli) d’ajouter la croix au drapeau italien pour rappeler clairement ‘les racines catholiques de notre identité’. Que ce soit clair : aucune de ces initiatives n’est à prendre au sérieux, et les gens de la Ligue sont les premiers à ne pas y croire. Les amis de Bossi (d’ailleurs silencieux) agitent l’étendard anti-islamique à des fins électorales : plus leurs attaques sont virulentes, mieux c’est ; l’important est de donner à la base matière à s’identifier une fois de plus au parti. Le véritable objectif de la Ligue, ce sont les régionales, et sûrement pas des guerres de religion. Le pacte politico-électoral PdL-Ligue demeure solide et tout reste plus ou moins comme avant. D’un côté, les propositions sur le référendum et la croix sur le drapeau ne servent qu’à créer du folklore ; de l’autre, aucun droit à obtenir la nationalité ne sera reconnu aux immigrés. Nous n’imiterons pas la Suisse par une décision qui, selon Fini, sert seulement à exciter ‘le fondamentalisme et le fanatisme religieux’, mais nous ne prendrons pas non plus de façon résolue la voie opposée. Nous resterons, comme d’habitude, à mi-chemin. »
« L’utilisation du catholicisme version léghiste embarrasse le Vatican » (Massimo Franco, Corriere della Sera) : « L’attitude de la Ligue face au référendum suisse tient au désir de récupérer des suffrages apeurés plus que catholiques. Elle confirme la ‘conversion vaticane’ de Bossi, après une longue phase où il assimilait le Saint Siège au centralisme romain, et relance la tentative de se légitimer comme ‘parti chrétien’, en occupant l’espace déserté par Fini, désormais sur des positions toujours plus éloignées du Vatican. Paradoxe : la hiérarchie catholique se dissocie des applaudissements léghistes au référendum suisse et accueille avec un embarras évident l’idée de Castelli d’ajouter une croix au drapeau italien. Le Saint Siège craint les guerres de religion, non pas tant en Europe que dans l’Orient musulman et hindouiste. A la Ligue qui veut importer de Suisse une autre dose de peurs et de fermetures, l’Eglise catholique oppose un choix opposé, quoique peut-être plus impopulaire. Le cardinal Bagnasco, président de la conférence des évêques, juge déplacée ‘l’instrumentalisation de la religion’, et L’Osservatore romano compare les minarets aux crucifix – jugement convergent, cette fois, avec celui de Fini, pour qui la Suisse ‘fait un formidable cadeau à l’islamisme le plus excessif’. Mais la Ligue va de l’avant et fait écho à la peur, une des clef de ses succès. »
« Fini s’oppose à la croisade de la Ligue » (Amedeo La Mattina, La Stampa) : « Pour Fini, la proposition de Calderoli d’un référendum sur les minarets est ‘pure propagande’ : ‘si on veut modifier la Constitution et y insérer une forme de consultation des citoyens, c’est possible, mais indépendamment de la question de l’immigration’. Pour le président de la Chambre, le référendum suisse est ‘fruit de la peur’. Au PdL, on estime que la Ligue, déjà en campagne pour les régionales, veut faire le plein de voix au Nord. »
(Traduction de l'ambassade de France à Rome)
17:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Dernières nouvelles d'Italie.


« La Ligue : un coup porté à l’islamisation » (Marco Cremonesi, Corriere della Sera) : « Après le ‘non’ suisse aux minarets, Umberto Bossi s’est dit ‘satisfait, et comment !’, ajoutant ‘mais s’il y avait un référendum chez nous, je pense que les gens voteraient aussi contre l’église’. Le chef de la Ligue s’associe à la satisfaction des siens, mais avec prudence. Plus qu’une critique contre l’Eglise, son observation semble plutôt viser l’outil référendaire. Sa première pensée, après le non suisse, est revenue à une de ses vieilles phrases, cheval de bataille de campagnes électorales passées : ‘l’ombre des minarets risque de couvrir celle des églises’. Luca Zaia, ministre de l’Agriculture, est à l’unisson de son chef : ‘je me demande quel serait le résultat d’un référendum de ce genre ici, et je ne dis pas en Padanie mais en Italie’ ; ‘l’harmonie avec ce que ressent le peuple, nous l’avons depuis toujours’. Le vice ministre des Infrastructures Castelli recourt, lui, à un ton polémique : ‘nous devons demander que la croix soit mise sur le drapeau italien ; il faut un signal clair pour combattre l’idéologie maçonnique et islamophile qui traverse aussi les forces alliées à la Ligue’. »
« Fini insiste sur les immigrés : il faut un pacte de nationalité » (Andrea Galli, Corriere della Sera de dimanche) : « A l’occasion d’un congrès organisé par sa fondation Farefuturo en collaboration la fondation Konrad Adenauer, au bord du lac de Come, GF Fini aborde à nouveau le thème de la nationalité pour les immigrés : une nationalité ‘sociale et politique’, qui doit être ‘étendue’ et requiert un ‘pacte’. ‘L’appartenance à la nation ne dépend pas seulement d’un arrière-plan ethnique ; c’est aussi le produit d’un acte volontaire d’amour envers ceux qui ont choisi la nation comme patrie’. Le grand défi pour la politique ? ‘L’intégration’. Les réformes à réaliser ‘doivent être vue comme un renouvellement du pacte de citoyenneté’ et constituer ‘un facteur de relance de la cohésion morale et sociale’. Depuis Palerme, R. Schifani, président du Sénat, lui fait écho : ‘la politique doit être plus réfléchie, il faut s’asseoir autour d’une table pour faire ces grandes réformes.’ Fini a aussi lancé un appel aux partis (‘qu’ils se renouvellent et s’ouvrent aux nouvelles formes de participation, aux mouvements et aux associations’) et prononcé deux citations : l’une de Piero Calamandrei, un des constituants (‘la République est notre famille’), et l’autre de Tocqueville : ‘si je cherche à imaginer le nouvel aspect que pourra prendre le despotisme, je vois une foule d’hommes égaux cherchant seulement à se procurer des plaisirs petits et vulgaires.’ »
(Traduction : ambassade de France à Rome).
01:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
BZÖ : élections présidentielles en Autriche.

Le BZÖ prend position par rapport à la future élection présidentielle en Autriche. Le BZÖ national veut se mettre d’accord avec d’autres partis afin de présenter un candidat commun en vue de faire front contre l’actuel président, considéré comme proche des sociaux-démocrates du SPÖ. Le BZÖ de Carinthie préfère que le BZÖ présente son propre candidat. Quand au BZÖ de Styrie, il désire que le BZÖ boycotte le scrutin afin d’obtenir à terme la suppression du poste de président.
01:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les minarets s’invitent dans la campagne pour les élections municipales de Vienne.

Les minarets s’invitent dans la campagne pour les élections municipales de Vienne qui doivent avoir lieu à l’automne 2010. Le FPÖ espère que la votation suisse de ce dimanche opérera en tant que signal de déclenchement.
Heinz-Christian Strache, le chef de file du FPÖ, a réclamé l'organisation d'une consultation populaire sur le sujet dans le Land de Vienne. (Vienne est une municipalité et un land).
00:22 | Lien permanent | Commentaires (0)

















