15/05/2009
Italie : élections européennes : accord électoral entre le Peuple de la Liberté et l’Union Valdôtaine.


L'Union Valdôtaine a donné indirectement naissance à la Ligue du Nord, comme je l’ai raconté dans l’article « En Italie, l'union des droites est possible. », publié dans Synthèse nationale 9 :
« Umberto Bossi reprend ensuite ses études et entre à l’université de Pavie, en faculté de médecine. En 1979, il bouscule, en sortant du bâtiment de l’université, un homme qui lit une affiche électorale. Cet homme n’est autre que Bruno Salvadori, chef de file de l’Union valdotaine. Il cherche de l’aide pour sa campagne électorale. Umberto décide de le soutenir. Il abandonne ses études à quelques mois du doctorat en médecine et se lance dans la politique. »
Durant la période mussolinienne, les mouvements autonomistes ont été combattus par le régime en place à Rome. Ils sont donc hostiles au fascisme. Un accord avec le Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi, Gianfranco Fini, Allessandra Mussolini, Ignazio La Russa, etc… posait problème car ce parti défend l’unité totale de l’Italie. De plus, l'Union Valdôtaine s’allie habituellement à la gauche. Cet accord montre que les nationalistes italiens peuvent attirer dans leur giron les mouvements autonomistes, malgré l’apparent antagonisme entre le nationalisme et le régionalisme. Un accord entre ces deux tendances est donc possible.
Que pensez-vous de cet accord avec le Peuple de la Liberté et des polémiques qu’il a suscité?
Nous avons conclu un accord électoral avec le Peuple de la liberté dans le but prioritaire d’avoir des chances concrètes d’élire un représentant valdôtain en Europe. Car nous présenter aux élections sans aucune chance d’obtenir un résultat positif serait gaspiller inutilement nos énergies et se moquer des électeurs. Cela dit, je me rends compte qu’il y a des passages qu’il faut éclaircir et je m’engagerai à le faire durant toute la campagne électorale. A présent j’aimerais seulement dire que le Peuple de la liberté représente un grand parti modéré qui recueille en Italie près de 40 pour cent des voix. J’ai également à coeur de rappeler ici que l’UV, au cours de sa longue histoire, a toujours été fidèle à son symbole et à ses principes et n’a évidemment pas aujourd’hui l’intention de renoncer à ses valeurs ni de renier son passé.
«Au travail pour une place en Europe»
Les forces politiques qui ont souscrit l’accord pour les élections européennes et qui soutiennent la liste « Vallée d’Aoste», apparentée dans le collège nord-ouest ( composé par la Vallée d’Aoste, le Piémont, la Lombardie et la Ligurie ) avec le PDL, ont présenté le programme électoral de la liste.
« Parmi les thèmes les plus importants du programme – a précisé Ego Perron, président de l’UV – il y a sans doute la valorisation des spécificités qui caractérisent les autonomies et les minorités linguistiques, la reconnaissance du rôle des régions et de la montagne dans la Constitution européenne, la promotion d’un développement durable des zones et la continuité politique concernant la présence d’un représentant valdôtain au sein du Parlement européen. En ce qui concerne les candidats, ceux-ci ont été choisis en accord avec les forces politiques qui se sont engagées afin de donner à la liste Vallée d’Aoste une possibilité d’obtenir un siège au Parlement de Strasbourg. En ce sens, bien évidemment, il n’y a pas de candidat valdôtain sur la liste nationale du PDL».
Le président de la Région Auguste Rollandin, qui était également présent lors de la rencontre, et qui a pris la parole après le président du Conseil régional Albert Cerise, a voulu souligner « l’importance d’un accord qui est très clair et qui a été signé au grand jour : il y avait une exigence commune, à savoir celle d’un candidat fort qui puisse représenter en Europe toute la communauté valdôtaine. Nous n’avons renoncé ni à notre histoire, ni à nos valeurs, ni à quelque autre chose. »
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Le parti tchèque Narodni Strana jette dehors le mouton européen.


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Rapprochements P.V.V. - Vlaams Belang.


Filip Dewinter se réjouit de l’initiative du P.V.V. (le parti de Geert Wilders) qui propose de créer la fonction d’ambassadeur des Pays-Bas en Flandre, plutôt qu’en Belgique. Le P.V.V. plaide en faveur d’une collaboration plus intense entre les Pays-Bas et la Flandre.
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L'Italie durcit nettement sa législation anti-immigration clandestine.


ROME (AFP) — Les députés italiens ont adopté jeudi sous la pression de l'extrême-droite une loi controversée sur la sécurité intérieure et l'immigration qui va placer l'Italie parmi les pays les plus sévères en Europe dans la lutte contre l'immigration clandestine.
Le vote a été acquis par 297 voix contre 255 avec 3 abstentions.
La loi crée un délit "d'immigration et de séjour" clandestins, puni d'une amende de 5 à 10.000 euros et rend possible la dénonciation à la justice de tout immigrant en situation irrégulière. Elle porte de deux à six mois la durée de rétention des immigrants dans les centres d'identification et d'accueil.
"Nous fermons les portes (de l'immigration) et nous ne les entrouvrons que pour ceux qui viennent pour travailler et s'intégrer", a résumé jeudi le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
76% des Italiens soutiennent la position du gouvernement sur l'immigration, a-t-il affirmé.
En matière de sécurité intérieure, la mesure la plus emblématique, adoptée sous la pression du parti anti-immigrés de la Ligue du nord, est la possibilité pour des "associations de citoyens" d'effectuer des rondes pour signaler aux forces de l'ordre des atteintes à l'ordre public.
La loi, qui prévoit également l'enregistrement des sans domicile fixe, devra repasser devant le Sénat prochainement, mais son approbation ne fait guère de doute car le gouvernement de Silvio Berlusconi y dispose d'une confortable majorité.
La gauche et les associations de défense des immigrés ont dénoncé des mesures "liberticides" et même le "retour à la logique des lois raciales de l'époque de Mussolini". La Conférence des évêques italiens s'est émue en estimant que la nouvelle loi allait rendre plus difficile "l'objectif d'intégration" des immigrés dans la société italienne.
Une partie du centre-droit a été sensible à ces appels et le "paquet sécurité" a subi ces dernières semaines un parcours mouvementé au Parlement. Mais Silvio Berlusconi, qui a besoin de la Ligue du nord pour gouverner, a décidé de passer outre. Il a dû poser mercredi par trois fois la question de confiance sur les articles les plus controversés pour faire avancer l'examen du texte.
Désormais, le fait de louer un logement à un immigrant clandestin ou de l'héberger pourra être puni de peines allant jusqu'à trois ans de prison.
Une première version encore plus dure du texte prévoyait que les médecins, directeurs d'école et facteurs soient obligés de dénoncer les immigrants clandestins, mais cette mesure très contestée a finalement été retirée.
Une fois le texte adopté, les immigrants réguliers devront payer 200 euros pour obtenir la citoyenneté italienne et il faudra verser entre 80 et 200 euros pour obtenir et renouveler un titre de séjour.
Toutes ces mesures ont pour but d'accélérer la comparution des immigrants en situation irrégulière devant les tribunaux pour permettre leur expulsion immédiate.
Jusqu'à présent, l'Italie ne renvoyait vers leurs pays d'origine que quelques centaines d'immigrants "économiques" par an.
Il y a une semaine, l'Italie a pour la première fois procédé à des refoulements directs de clandestins secourus ou interceptés en mer, vers la Libye, d'où arrive une majorité des migrants.
L'Italie a remis également jeudi à la Libye un premier lot de trois vedettes qui patrouilleront au large de Tripoli pour empêcher le départ des clandestins. "Il s'agit d'une nouvelle étape dans le processus de lutte contre l'immigration clandestine", s'est félicité Roberto Maroni, le ministre de l'Intérieur et membre de la Ligue du nord.
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