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10/02/2009

Carinthie : nouvelle affiche du BZÖ.

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Le BZÖ de Carinthie lance une deuxième vague d’affiches pour l'élection du Parlement du Land qui aura lieu le 1 mars. Le slogan est « nous prenons soin de ta Carinthie. C’est garanti. »

 

En dessous du sigle du BZÖ a été ajouté : « le parti du gouverneur ».

 

Sur l’affiche figurent les prénoms des trois premiers de la liste, sans leurs noms de familles. Stefan Petzner, le directeur de la campagne électorale (et ex-fils spirituel de Joerg Haider), a dit que les trois personnages sont connus en tant que personnes et amis et que leurs prénoms sont suffisants.

 

Le slogan « nous prenons soin de ta Carinthie. C’est garanti. » est proche de celui que devait utiliser Joerg Haider en 1992, et qu’il n’a pu utiliser car il a été éjecté de son poste de gouverneur suite à une déclaration sur la politique de l’emploi.

Italie : tensions entre Silvio Berlusconi et le président de la République.

Voici un communiqué de Reuters :

 Silvio Berlusconi repart

.

 à l'attaque

.

 après la mort d'Eluana.

Le décès de cette femme de 38 ans, plongée dans le coma depuis un accident de la route en 1992, est consécutif à une décision de la Cour de cassation qui a autorisé vendredi les médecins à cesser de l'alimenter, comme le demandait son père.

Dans la presse, Silvio Berlusconi est reparti à l'attaque contre le président Giorgio Napolitano, qui avait refusé de valider un décret du président du Conseil inversant ce jugement.

"Eluana n'est pas morte de mort naturelle, elle a été tuée", affirme le dirigeant conservateur dans les colonnes du journal Libero. "Napolitano a fait une grave erreur", ajoute-t-il.

C'est la première Italienne "condamnée à mort", a encore lancé le président du Conseil dans les colonnes du quotidien romain Il Messaggero.

"Ils l'ont tuée", renchérit en Une Il Giornale, journal appartenant au frère de Berlusconi, avec une photo de la jeune femme tout sourire, avant son accident il y a 17 ans.

Silvio Berlusconi estime que la mort d'Eluana Englaro est un cas d'euthanasie, qui est illégale en Italie.

L'affaire a pris un tour politique, la droite et le centre gauche s'accusant mutuellement de chercher à exploiter ce drame. Certains dirigeants de l'opposition voient dans les déclarations de Silvio Berlusconi l'influence des cardinaux du Vatican.

"Si Eluana est morte parce qu'on lui a retiré l'eau et la nourriture, nous sommes en face d'un crime horrible", a déclaré le cardinal Javier Lozano Barragan, le ministre de la Santé du Vatican, au quotidien La Stampa.

"QU'ON ME LAISSE SEUL"

Comme c'était prévisible, les autorités judiciaires ont ordonné une autopsie. "A ce stade, rien n'indique qu'un crime ait été commis", a déclaré le procureur régional Beniamino Deidda.

Les militants catholiques opposés au droit de mourir ont demandé pourquoi Eluana Englaro était morte si rapidement alors que son propre médecin déclarait encore lundi qu'il faudrait sans doute attendre deux semaines avant son décès.

"C'est très étrange", a déclaré Gianluigi Gigli, qui dirige l'association "Pour Eluana" opposée à l'euthanasie.

Devant la clinique d'Udine, dans le nord de l'Italie, où Eluana est morte, des gens ont prié et chanté toute la nuit à la lueur de chandelles.

Ce cas rappelle celui de Terri Schiavo aux Etats-Unis, autorisée à mourir en 2005 au terme d'un long bras de fer judiciaire.

Le quotidien de gauche l'Unita a publié une première page sobre et noire, avec deux mots : "In Pace" (en paix).

Certains Italiens se sont dits soulagés pour cette femme, quelle que soit leur position dans le débat éthique.

"Je suis heureux que ses souffrances soient terminées. Elle méritait de mourir en paix", a déclaré une habitante de Rome, Laura Lichieri.

"Je veux juste qu'on me laisse seul", a pour sa part dit le père d'Eluana, après dix années de bataille judiciaire.

Suisse : l'UDC prépare la suite.

La votation de dimanche est présentée comme une défaite des patriotes. 60% de "oui" et 40% de "non". A première vue, c'est en effet une défaite. En réalité, seulement une partie de l'UDC et les Démocrates Suisses soutenaient le "non" au niveau national, plus la Ligue du Tessin dans le canton du Tessin et le Mouvement des Citoyens Genevois. Les autres partis (y compris une partie de l'UDC), les médias, les entreprises, etc... ont soutenu le "oui". Face à ce déferlement de soutiens au "oui", le résultat n'est donc pas si mauvais.

voici un article de La Liberté :

L'UDC veut faire primer le droit suisse sur le droit international.

Echaudée par sa défaite de dimanche, l'UDC repart en guerre contre le droit international. Par le biais d'interventions parlementaires, voire par une initiative populaire si nécessaire, le parti veut modifier la constitution pour faire primer le droit suisse.

La droite nationaliste n'a pas apprécié que les partisans de la libre circulation brandisse la menace d'un effrondement de l'édifice bilatéral en cas de "non". Pour le vice-président de l'UDC Christoph Blocher, la votation de dimanche était "manipulée", a-t-il déclaré devant la presse.

Le parti risque de remettre la compresse le 17 mai lors du vote sur les passeports biométriques. La Suisse a été contrainte de modifier son droit pour reprendre la législation liée à l'accord de Schengen. Celui-ci devrait être résilié en cas de non. "Une fois de plus, le Conseil fédéral a donc la possibilité de menacer le peuple".

Expertise "indépendante" à l'appui, l'UDC entend convaincre que la Suisse "délègue" de manière illimitée et incontrôlable des compétences à des organisations internationales démocratiquement peu légitimées. Les droits de l'homme "constituent aujourd'hui une porte ouverte aux idées étatistes, écologistes et collectivistes".

"Baillis étrangers", "simulacres de votations", "minage de la démocratie directe", l'UDC ne manque pas de qualificatifs dans son combat contre l'extension du droit international, voulu, selon Christoph Blocher, par une "élite" qui refuse de se soumettre à la volonté populaire.

Pour le reste, le droit fédéral devrait primer sur le droit international. En cas de contradiction entre un traité et une loi, le Tribunal fédéral serait lié par la loi. Toute norme de droit international devrait impérativement être répercutée dans une norme nationale d'application pour déployer ses effets.

Source : www.sda-ats.ch - 10.02.2009 14:16