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04/02/2009

Royaume-uni: les grèves contre les travailleurs étrangers se poursuivent

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"Des emplois britanniques pour les Britanniques"
"Il est temps de faire à nouveau grève"
BNP (British National Parti).
"Quand nous le disons, nous le faisons"

Voici un communiqué de l'AFP.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Peter Mandelson, a indiqué lundi devant le Parlement que la production n'était pas perturbée.

Plusieurs nouveaux sites ont imité lundi la vingtaine d'autres entrés dans l'action vendredi, dont les employés intérimaires de deux centrales nucléaires, Sellafield et Heysham, dans le nord-ouest.

Les syndicats ont appelé leurs membres du secteur du bâtiment à se joindre au mouvement, destiné à l'origine à protester contre l'emploi par un sous-traitant italien de Total de plusieurs centaines d'Italiens et de Portugais sur un projet d'extension de la centrale de Lindsey (est de l'Angleterre), troisième raffinerie du pays où Total emploie déjà 550 personnes et entre 200 et 1.000 intérimaires.

Les grévistes estiment qu'ils auraient pu être tout aussi qualifiés pour ce travail.

Les dirigeants de Total et des représentants des syndicats et du sous-traitant devaient se rencontrer dans la journée, autour d'un médiateur.

Le Premier ministre Gordon Brown a qualifié de "contre-productives" ces grèves, tout en disant "comprendre l'inquiétude des gens quant à leur emploi".

Le ministre du Commerce, Peter Mandelson, a insisté sur le fait que Total s'était publiquement engagé à ne faire aucune discrimination contre les travailleurs britanniques. Il a estimé que "cela devrait rassurer les gens et faire cesser ces grèves non officielles". Il a promis cependant que le gouvernement ferait appliquer la loi s'il s'avérait que celle-ci avait été bafouée.

Mais il a rappelé aussi devant le Parlement que "300.000 entreprises britanniques travaillaient en Europe hors du Royaume-Uni" et il a défendu les règles économiques d'échange en vigueur dans l'Union européenne, indiquant qu'il était "important de respecter et de garantir" ce principe.

Le ministre du Commerce du gouvernement fantôme conservateur, Kenneth Clarke, a lui aussi indiqué "comprendre que les gens soient anxieux pour leur travail". "Mais je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de le démontrer", a-t-il dit.

Alstom, qui emploie également des ouvriers au Royaume-Uni, s'est défendu comme Total de toute discrimination envers les ouvriers britanniques.

Le syndicat Unite, derrière ce mouvement, a estimé que le gouvernement "ne comprenait pas les problèmes fondamentaux dans cette affaire".

"Il ne s'agit pas des ouvriers d'autres pays européens travaillant au Royaume-Uni ou de sous-traitants étrangers obtenant des contrats au Royaume-Uni, mais d'employeurs qui empêchent les travailleurs britanniques de postuler même à ces contrats", a-t-il indiqué.

Le Fonds monétaire international (FMI) a prédit le mois dernier que le Royaume-Uni connaîtrait la pire contraction (-2,8%) du PIB de tous les grands pays industrialisés en 2009.

AFP, Lundi 2 février, 16h59

Suisse : la votation, c'est dimanche.

Voici un article de La Liberté.
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L'INCERTITUDE EST TOTALE À QUATRE JOURS DU VOTE
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LIBRE CIRCULATION • En matière de prévisions, on nage en plein brouillard! Bien malin celui qui peut prévoir l'issue du scrutin du 8 février sur la libre circulation. Le sujet est aussi d'actualité au Royaume-Uni. Des milliers de salariés britanniques sont en grève depuis vendredi. Une colère aux airs protectionnistes: ils protestent contre l'engagement de travailleurs immigrés européens dans le secteur de l'énergie. C'est le premier mouvement social d'ampleur depuis que le pays s'est enfoncé dans la crise.
ERIK REUMANN


Côté façade, tout va bien. Le dernier sondage de la SSR donne le «oui» gagnant avec 50% contre 43% de «non» en vue de la votation sur la libre circulation de ce week-end. La campagne est restée calme et rationnelle, bien loin des émotions que suscitent en temps normal les questions européennes en Suisse.Côté coulisses, les partisans de la libre circulation et de son extension à  la Roumanie et la Bulgarie se rongent cependant les ongles. «Je suis très inquiet», avoue un responsable du PS. Le même sondage, réalisé entre le 19 et le 24 janvier dernier, montre aussi que le camp du «non» a progressé plus rapidement que celui du «oui». Un sondage précédent donnait encore 49% de «oui» contre 40% de «non», avec 11% d'indécis.

L'électorat flottant oublié

Le problème, ce ne sont pas tant les fidèles de chaque parti. «Je crois que tous tiennent bien leurs troupes», analyse le cadre socialiste interrogé. C'est d'ailleurs un reflet de la campagne: que ce soient l'UDC, le PS ou les partis centristes, tous semblent s'être avant tout adressés à  leur base, oubliant un peu l'électorat flottant. «Ce qui me fait souci, ce sont les citoyens qui gagnent entre 3000 et 5000 francs par mois et qui n'ont pas de préférence partisane. Avons-nous réussi à  les atteindre?», s'interroge notre observateur socialiste.La campagne n'a pas vraiment pris, note pour sa part Damien Cottier, responsable de communication du Parti radical. Le PRD a lancé ses annonces en décembre, dans la foulée de la dernière votation. Mais la crise financière et l'actualité internationale (transition gouvernementale américaine et crise de Gaza) ont tout relégué en arrière-plan, observe-t-il.Du côté de l'UDC, la campagne est aussi restée assez confidentielle. Certes, Christoph Blocher a fait une série d'apparitions publiques. Mais sa propre crédibilité a été malmenée par ses atermoiements sur la question. Dans un premier temps, il était opposé à  la tenue d'un référendum, avant de se voir forcer la main par les jeunes de son parti. Mais durant toute la campagne, on avait plutôt l'impression qu'il cherchait avant tout de convaincre les siens qu'il est bien resté le même et qu'il se contenterait d'une défaite honorable.«Au début je croyais aussi cela», avoue Damien Cottier. Mais depuis que l'UDC a tout récemment lancé une série d'annonces imputant l'accroissement du chômage en Suisse à  la libre circulation, il est moins convaincu par cette analyse. «Ils veulent gagner», estime-t-il désormais.Le front de l'UDC reste cependant confus: il mêle côte à  côte ceux qu'anime une hostilité totale à  la libre circulation, à  ceux qui se limitent à  la critique du paquet noué par le parlement, qui lie la poursuite des accords de libre circulation à  leur extension à  la Bulgarie et la Roumanie dans un même référendum. «C'est antidémocratique», répète Kevin Grangier, président des jeunes UDC vaudois. L'aile économique de l'UDC préconise pour sa part majoritairement le «oui», ce qui n'ajoute rien à  la clarté du message.

L'affichage tombe à  plat

Le camp du «oui» ne va pas beaucoup mieux. La campagne d'economiesuisse avec ses pommiers menacés de stérilité est tombée émotionnellement à  plat en dépit des moyens mis en œuvre, tandis que l'argument jusqu'au-boutiste du Conseil fédéral - «il n'y a pas de plan B en cas de non» - suscite plus de suspicions que de convictions dans une large frange de l'électorat. Même la traditionnelle polémique sur l'affiche de l'UDC - les Roumains et les Bulgares comparés aux corbeaux - est tombée à  plat.Les affrontements picaresques qui marquent habituellement les votations sur les questions européennes font donc totalement défaut. Les médias, pris dans le tourbillon de l'actualité de la crise financière et en partie démoralisés par les restructurations que celle-ci leur impose, n'ont pas pris le relais. «Ils se sont contentés de publier des dossiers majoritairement favorables à  la libre circulation», observe Kevin Grangier.

Prévisions difficiles

Mais n'est-ce pas là  le retour à  un certain train-train de la politique suisse observé par le passé? Il suffit de se pencher sur les courriers des lecteurs des quotidiens pour se rendre compte que sous le calme apparent, les opinions fermentent toujours. Les inquiétudes sur la présence de frontaliers à  Genève et d'Allemands de plus en plus nombreux à  Bâle et Zurich augmentent. Elles fragilisent des bastions traditionnels de la libre circulation. «S'ils deviennent trop hostiles, nous commencerons à  perdre systématiquement ce genre de votations», observe un de nos interlocuteurs. L'absence d'un débat public électrique, polarisant les citoyens de façon révélatrice, rend toute prévision sur le résultat de dimanche extrêmement difficile. Tous les camps s'accordent pour le dire: cela sera serré.

Dernières nouvelles de Cologne.

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Le local de pro-Köln, une nouvelle fois attaqué.


La première édition de 2009 du journal pro-Köln est parue. Le journal est tiré à 50.000 exemplaires. Les sujets abordés sont : la candidature de Markus Beisicht au poste de maire de la ville, la présentation des candidats du mouvement dans les différentes circonscriptions de la ville, la manifestation du samedi 14 février 2009 contre la grande mosquée et le lancement de la nouvelle campagne d’adhésion au parti.

Le local de pro-Köln a été une nouvelle fois la cible de l’extrême-gauche. Des jets de couleur ont eu lieu. Dans le passé, des pierres ont été jetées sur les vitres du local.