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18/02/2019

Matteo Salvini à Sassari en Sardaigne.

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Italie. Meeting, ce 18 février 2019, du dirigeant de la Ligue, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini à Sassari dans le cadre de la campagne pour les élections régionales en Sardaigne du 24 février 2019 :

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"Vote sur Salvini, les 5 Étoiles divisés."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent aujourd’hui sur l’organisation, par le M5S, d’un vote en ligne qui vise à déterminer la ligne de leur parti, au moment où le Sénat devra se prononcer sur l’autorisation de poursuivre en justice M. Salvini (Ligue) pour l’affaire du navire Diciotti. La presse souligne notamment les divisions au sein du Mouvement, la base étant favorable à ce qu’il soit jugé alors que la direction du parti craint une crise gouvernementale. Les médias relèvent également les déclarations de M. Salvini qui indique qu’il a agi avec Conte, Di Maio et Toninelli : « Vote sur Salvini, les 5 Étoiles divisés » (Corriere della Sera), « Les 5 Étoiles se prononcent sur Salvini » (La Repubblica), « Salvini : Conte, Di Maio et moi-même serons jugés par le Parlement » – ‘’Grillo se moque du questionnaire sur la plateforme Rousseau : il faut écrire oui pour dire non’’ (La Stampa), « Diciotti, le M5S : le gouvernement pourrait tomber » - ‘’Salvini : nos destins sont liés’’ (Il Messaggero, Il Mattino).

Journaux télévisés : Ils traitent principalement du vote en ligne sur le site du M5S pour le procès de Matteo Salvini, des nouvelles protestations des agriculteurs sardes sur le prix du lait. Ils évoquent également les gilets jaunes.

PROPOS de Matteo Salvini « Le Parlement devra se prononcer aussi sur Conte et Di Maio » (Il Messaggero), « ‘’Je ne suis pas le seul, en réalité je ne l’ai jamais été puisque nous avons agi tous ensemble sur l’affaire Diciotti. Qu’ils demandent à Conte, Di Maio et Toninelli, eux aussi inscrits dans l’enquête, de se faire juger par le Parlement. Nous savons tous que nous avons agi de manière juste et, quoi qu’en dise la plateforme Rousseau d’ici quelques heures ou le Sénat mardi, je peux vous assurer que le gouvernement ne tombera pas. Et même après les élections européennes, même si on spécule sur d’autres alliances avec Meloni (Frères d’Italie) et Toti (Forza Italia), je resterai fidèle à la formule actuelle et au contrat avec le M5S. Je ne suis pas quelqu’un qui change de cheval d’un moment à l’autre ».

ARTICLE, Il Messaggero M. Conti « Le chef du M5S a peur de ne pas pouvoir contrôler les siens » : « Le pari, au sein du M5S, est de croire que seuls ceux qui voudront dire « non » au procès de Salvini finiront par voter en ligne, les déçus ne voulant même pas se connecter à la plateforme de Casaleggio. Il est vrai aussi que dans les consultations en ligne, le quorum n’est pas prévu et que ce qui contera, ce sera le nombre de voix pour ou contre le procès. La tension est très forte dans les hautes sphères du Mouvement, où l’on craint de ne pas pouvoir contrôler le vote. Dans une note rédigée par le Palais Chigi, on expliquait que voter pour le procès signifierait faire tomber le gouvernement. La majorité montre des fissures de plus en plus évidentes et maintenant au sein du Mouvement, personne ne peut plus assurer d’arriver aux élections européennes sans déchirures. Les problèmes au sein du gouvernement demeurent et pour le M5S c’est sans doute plus compliqué. Di Maio devrait bientôt faire face à un Salvini acquitté et qui sera prêt à tout pour remporter les élections ».

ENTRETIEN de Paola Nugnes, sénatrice du M5S « La base ne nous comprend pas. Les critiques de Beppe ? Il devait en faire plus et avant », G. A. Falci (Corriere della Sera) : « Nous avions l'habitude de critiquer la formulation des questions référendaires parce qu'elles semaient la confusion dans l'esprit des citoyens. Et maintenant, nous utilisons les mêmes méthodes. Beppe Grillo exprime ses jugements par hyperboles mais il n’arrive plus à être incisif sur le sort du mouvement. Ce référendum est une erreur et ne devrait pas avoir lieu. La plate-forme Rousseau est un instrument privé qui ne peut traiter que des faits internes. Aujourd'hui, nous sommes au pouvoir et nous, parlementaires, prendrons une décision qui concerne non seulement les membres du M5S, mais l'ensemble du pays. Je suis contre l'immunité. Et c'est dans mes prérogatives de me dissocier du groupe ».

ENTRETIEN de Paolo Gentiloni, ancien président du Conseil : « ‘’ Sur Salvini un ballet indigne, mais les Cinq Etoiles imploseront ’’ » (La Repubblica) : « ‘ Autour de l’autorisation de poursuivre en justice Matteo Salvini, il y a un ballet préoccupant. Le ministre de l’Intérieur d’abord montre l’avis d’ouverture d’enquête en direct Facebook et ensuite il menace ses alliés de gouvernement. Je n’apprécie pas les insultes mais l’Italie est totalement isolée en Europe et le gouvernement italien est de fait considéré comme le gouvernement de Salvini. Je remercie le Président Mattarella pour le rôle joué dans la crise diplomatique franco-italienne. La tension avec la France est incompréhensible, c’est le seul allié de poids pour une politique plus européenne, non pas d’austérité mais expansive. Je suis préoccupé par les extrémistes des gilets jaunes, ceux qui ont offensé le philosophe A. Finkielkraut. Je suis très étonné que le président du Conseil Conte n’ait pas répondu à ma lettre d’il y a un mois sur la signature du Traité d’Aix-La-Chapelle entre France et Allemagne. Je lui demandais des nouvelles du Traité italo-français, qui pourrait être une occasion de relancer nos relations. Il faut distinguer les problèmes de fond des vicissitudes politiques immédiates. Les sondages sur les prochaines élections européennes indiquent qu’il y aura une majorité de partis politiques traditionnels et une minorité de partis national-populistes entre 10 et 15 %. Il s’agit d’une attaque sans précédents aux démocraties libérales. Une attaque qui arrive de deux directions : d’un côté des théoriciens des démocraties totalitaires, d’Orbàn aux nationalistes style Salvini, des partisans de l’arnaque de la démocratie immédiate, de la plateforme Rousseau aux gilets jaunes. Nous ne sommes pas devant un tsunami mais nous sommes, pour la première fois en Europe, en face d’une véritable attaque aux démocraties libérales ».

COMMENTAIRE, La Stampa, F. Capurso : « Le silence des Cinq Étoiles, un choix conscient » : « Le M5S a décidé de ne pas commenter l’agression antisémite des gilets jaunes à l’égard du philosophe français et juif Alain Finkielkraut. Il ne s’agit pas d’un oubli ni d’une évaluation naïve de cet épisode, qui a eu lieu pendant le 14ème acte de contestation contre le gouvernement Macron. Au contraire, le silence de Luigi Di Maio et des leaders des Cinq Étoiles est conscient, un choix qui est le résultat d’une discussion interne. L’appel de l’opposition pour le M5S prenne ses distances est resté sans réponse. « Nous ne voulons pas rouvrir le chapitre France » assure le Mouvement, mais ce silence peut être interprété comme une tentative d’occuper l’espace politique à droite de la Ligue et d’en flatter une partie des électeurs. Di Maio a affirmé que le dialogue avec les gilets jaunes continuera même si, dans ce mouvement, il existe des franges paramilitaires contre Macron et sa famille ainsi ceux qui agressent un intellectuel juif. Pour Di Maio, la formation d’une nouvelle famille politique à Bruxelles est en train de se révéler plus difficile que prévue. Quelques mots de condamnation de cet épisode ont été dits par les parlementaire européens du Mouvement, qui sont loin de Rome et des stratégies de la communication des Cinq Etoiles. Le M5S a toujours dû se défendre de l’accusation d’avoir des positions antisémites, à cause du boycottage d’Israël de la part de certains de ses membres ou des thèses de conspiration des ‘’ Protocoles des Sages de Sion ’’ par le sénateur M5S Elio Lannutti jusqu’à arriver aux insultes au journaliste Gad Lerner, dans le blog de Beppe Grillo, où les activistes du mouvement l’avait appelé « sale juif » et « Gas Lerner ».

ARTICLE, Il Messaggero « 65% des Italiens favorables à la Ligne grande vitesse » : « Selon un sondage Quorum/Youtrend, 65,5% des interviewés se disent favorables à la liaison ferroviaire reliant Lyon à Turin ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Matteo Salvini à Castelsardo.

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Italie. Ce 17 février 2019, au soir, à Castelsardo, en Sardaigne, le dirigeant de la Ligue, Premier ministre et vice-Premier ministre Matteo Salvini a tenu un meeting dans le cadre de la campagne électorale pour les élections pour la Région de Sardaigne du 24 février 2019 :

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