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02/12/2012

Commémoration publique des 20 ans du refus de l'EEE/UE.

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Suisse. Canton de Berne. Bienne.

Voici un communiqué du Comité du 20ème anniversaire du refus EEE/UE :

Environ 4000 personnes venues de toute la Suisse ont participé aujourd'hui à Bienne à la commémoration publique du refus de l'EEE/UE il y a vingt ans, soit le 6 décembre 1992. De nombreux enfants et jeunes, 200 sonneurs de cloches, des porteurs de drapeaux et personnes en costume folklorique étaient présents. Trois orateurs représentant trois régions linguistiques du pays ont parlé dans leur langue maternelle sur le thème de "La voie de la Suisse vers l'avenir".

De nombreux parlementaires comme Toni Brunner, Adrian Amstutz, Céline Amaudruz et Oskar Freysinger ont participé à cette commémoration qui s'est déroulée sur le "Standboden" près du lac de Bienne. Malgré la crainte de manifestations de casseurs, des femmes, des hommes et des enfants de tous les âges et de toutes les régions de Suisse étaient présents. Ensemble, ils se sont souvenus du rejet de l'EEE/UE il y a juste vingt ans et se sont engagés en faveur d'une Suisse ouverte au monde, mais indépendante.

Christoph Blocher, ancien conseiller fédéral, a souligné dans son allocution la sagesse de la décision prise à l'époque par le peuple suisse, car la liberté et la prospérité ont connu durant cette période un développement bien meilleur en Suisse que dans les autres pays européens. Il a cependant mis en garde contre les tentatives du Conseil fédéral de conduire tout de même la Suisse dans l'UE par des sentiers détournés. Comme en 1992, le gouvernement tente sous le couvert de contrats anodins - par exemple, un accord sur l'électricité ou sur l'énergie - de faire accepter par la Suisse le droit actuel et futur de l'UE ainsi que des juges étrangers. Comme en 1992, ces accords doivent être vus dans le cadre d'une stratégie européenne qui vise l'adhésion pleine et entière de la Suisse à l'UE. Il a conclu en constatant que la grande chance de notre pays était d'emprunter une voie indépendante. L'ouverture au monde et la conservation de l'indépendance, voilà la véritable voie de la Suisse vers l'avenir.

Lara Filippini, députée au Grand Conseil tessinois, de Bironico (TI), a éclairé dans son intervention les problèmes que doit affronter le Tessin. Conséquence de la libre circulation des personnes, près de 56 000 frontaliers ont afflué au Tessin et y exercent une pression croissante sur les salaires. Parallèlement, la criminalité augmente massivement. La jeune génération est tout particulièrement frappée par les effets négatifs de la libre circulation. Il faut multiplier les contrôles aux frontières pour que les Suissesses et les Suisses puissent à nouveau se sentir en sécurité dans leur pays.

Uli Windisch, professeur de sociologie à Genève, a mis en évidence l'incompatibilité entre le système politique suisse et celui de l'UE qui est centraliste, autoritaire, excluant le peuple et souvent antidémocratique. La Suisse, en revanche, est marquée par le fédéralisme, le principe de la subsidiarité, l'indépendance et la neutralité.

Pour conclure cette manifestation commémorative, toute l'assemblée, jeunes et vieux, a entonné le chant de la Bérézina en souvenir des soldats suisses tombés au bord de cette rivière et aussi comme mise en garde pour que la Suisse ne commette pas les mêmes erreurs sur sa voie vers l'avenir.

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Silvia et Christoph Blocher chantent.

Manifestation contre le Jobbik.

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Hongrie. Ce dimanche 2 décembre 2012, 10.000 personnes ont manifesté sous haute-protection devant le Parlement contre le Jobbik et tout particulièrement  contre le Député du Jobbik Márton Gyöngyösi qui a tenu récemment un discours au sein duquel il a mis en avant les risques que constituent, selon lui, pour la sécurité nationale la double citoyenneté magyaro-israélienne. L’ensemble des partis du Parlement, à l’exception du Jobbik, ont pris part à ce rassemblement.

Suite à cette manifestation, le président du Jobbik Gábor Vona a déclaré que son parti allait poursuivre son œuvre malgré les attaques haineuses à son encontre.

Pourquoi Pim Fortuyn a-t-il connu un tel succès ?

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Au sein du numéro spécial de la revue néerlandaise Elsevier parue à la fin de l’année 2011 afin de rendre hommage à Pim Fortuyn, et dont je viens de terminer la lecture, figure une information intéressante : Quels sont les éléments qui ont permis à Pim Fortuyn de connaître un tel succès ? (en 2002)

 

L’apparition de l’Internet au sein de la société met fin au consensus en vase clos des médias et de la politique.

Pim Fortuyn sait utiliser la concurrence entre les radio-télévisions publiques et privées.

Pim Fortuyn arrive à un moment où la politique néerlandaise est dans un cul-de-sac : il est la bonne personne au bon moment.

Le politicien anti-immigration Hans Janmaat est hors-jeu.

Au sein du système, Frits Bolkestein, grand critique de l’immigration, de l’islam, de l’État-providence, de l’interventionnisme de l’Union européenne, de l’aide au développement a disparu de la scène politique nationale et a transmis son parti libéral de droite, le VVD, à Hans Dijkstaal qui veut avant tout gouverner avec le Parti travailliste, le PvdA.

En 2001, le gouvernement VVD-PvdA en est à sa septième année. Les deux partis du gouvernement représentent des antipodes qui se neutralisent. Le gouvernement n’a pas vraiment d’objectifs et le débat porte sur la manière de partager les fruits de la croissance économique. L’opposition n’est pas très active. Il existe un mécontentement vis-à-vis de l’immigration, du manque de lutte contre la délinquance, des abus d’utilisation de la sécurité sociale notamment par des immigrés.

De plus, au printemps 2002, le chômage augmente alors que celui-ci n’a plus été élevé durant plusieurs années. Le gouvernement dirigé par le travailliste Wim Kok a surfé sur la croissance économique de la fin des années 1990. Mais en 2000, la bulle Internet éclate et les avions percutent,en 2001, les tours à New-York.

Le 1 janvier 2002, l’euro est introduit et après une période d’enthousiasme, il devient rapidement impopulaire. La population estime que l’euro est responsable de l’augmentation des prix. L’introduction de l’euro renforce le sentiment hostile à la classe politique.

Pim Fortuyn bénéficie également du fait que ses opposants les plus importants, le successeur de Wim Kok à la tête du PvdA, Ad Melkert, et le successeur de Frits Bolkestein à la tête du VVD, Hans Diskstal, sont des politiciens qui comptent parmi les plus fades de leur génération et qui sont le produit d’une culture de parti fermé où le dirigeant choisit son successeur.