21/05/2012
Tomislav Karamarko élu à la présidence du HDZ.

Croatie. L’écrivain nationaliste Trpimir Gudar nous envoie ce texte à propos de l’élection interne qui a eu lieu au sein du HDZ. Le HDZ est le plus grand et le plus fort parti politique de Croatie, une formation politique située au centre-droit. Bien qu’il ait eu une attitude antinationale lorsqu’il gouvernait, le HDZ compte de nombreux nationalistes en son sein.
Le dimanche 20 mai 2012, des élections ont eu lieu au sein du HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednica – Union démocratique croate). Le nouveau président du HDZ est Tomislav Karamarko, ancien chef des services secrets et de la police, présenté par les médias en tant que personne de droite et nationaliste.
Le HDZ dispose de 200.000 membres (soit près de 5 % de la population du pays). Le HDZ exerce également un contrôle limité sur le HDZ BiH et le HDZ 1990, deux grands partis politiques en Bosnie-Herzégovine (qui ensemble récoltent 90 % des votes des Croates dans ce pays). Le HDZ a été fondé en 1989 par Franjo Tuđman et d’autres communistes dissidents en Croatie. Avec le soutien des services secrets yougoslaves, le HDZ est arrivé au pouvoir lors des premières élections démocratiques de Serbie en 1990 et a gouverné la Croatie jusqu’en 2000. Sous la direction de Franjo Tudman, la Croatie a gagné la guerre d’indépendance et a conservé des territoires tenus par les séparatistes serbes. Dans le même temps, le HDZ a commencé le processus de privatisation et la destruction de l’économie croate.
En 2000, la coalition de centre-gauche dirigée par le post-communiste Parti social-démocrate (Socijaldemokratska Partija, SDP) a gagné les élections et a gouverné jusqu’en 2003. À cause de leur yougoslavisme et de la peur de voir réinstaller le communisme en Croatie, le HDZ a utilisé des arguments nationalistes et une rhétorique anticommuniste forte, ce qui lui a permis de revenir au pouvoir en 2003. Le Président du HDZ de l’époque et Premier ministre de Croatie Ivo Sanader a poursuivi le processus d’intégration à l’Union européenne et à l’OTAN initié par le SDP et ainsi poursuivi la criminalisation de la guerre d’indépendance. Ivo Sanader a augmenté la dette publique et a privatisé la plupart des industries étatiques. En utilisant l’appareil d’État, il a détourné de l’argent afin de financer la campagne électorale de 2007. En 2009, Ivo Sanader a quitté la fonction de président du HDZ et de Premier ministre et installé son compagnon de route Madame Jadranka Kosor aux deux postes.
Lors des élections législatives de 2011, le HDZ n’a obtenu sous la conduite de Jadranka Kosor que 22 % des voix (contre auparavant 43 %). La cause de la défaite est à chercher du côté du chômage, de la politique antinationale et des accusations de détournemet d’argent appartenant à l’État. Malgré cette situation, Jadranka Kosor a décidé de concourir pour la présidence du HDZ. Les autres candidats sont Domagoj Ivan Milošević (ancien vice-président du gouvernement pour les investissements économiques, dévoué supporter du libéralisme écologique et de l’euro atlantisme), Darko Milinović (ancien vice-président du gouvernement et ministre de la santé, supporter de la démocrate-chrétienne), Tomislav Karamarko (ancien ministre de la police, de droite anticommuniste et nationaliste) et Milan Kujundžić (un nouveau en politique, de droite).
Bien que les médias ont assuré la promotion de Jadranka Kosor et de Darko Milinović durant les derniers jours avant les élections, il était clair que Tomislav Karamarko atteindrait le 2ème tour. Lors du premier tour de scrutin, 2001 personnes ont voté. Milošević a obtenu 98 votes, Milinović 169, Kosor 357, Kujundžić 523 et Karamarko 848.
Le deuxième tour s’est donc déroulé entre Milan Kujundžić, dépeint par les médias en tant que d’ « extrême-droite », et Tomislav Karamarko.
Milan Kujundžić est un important médecin spécialiste de Zagreb et un nouveau venu en politique. Avant les élections, il a obtenu le soutien de la famille de l’ancien Président Franjo Tuđman et d’importants fondateurs influents et anciens membres du HDZ. Il est le seul des 5 candidats qui n’a pas été impliqué dans les gouvernements auxquels le HDZ a participé. Malgré ce fait, le gagnant du second tour est Tomislav Karamarko avec 971 voix contre 860 voix pour Milan Kujundžić.
Tomislav Karamarko est né à Zadar en 1959. Il a étudié le droit et l’histoire à Zagreb et a été diplômé de la faculté d’histoire et de philosophie en 1985. Au cours de ses études, il était connu en tant que patriote croate et il a été interdit de quitter le territoire de la Yougoslavie dans le futur pour avoir visité le Vatican avec un drapeau croate. Il a été l’un des fondateurs du HDZ en 1990 à Zagreb et a servi au cours des dix dernières années au sein de différentes hautes positions (chef de cabinet de deux premiers ministres et président du Parlement, assistant du ministre de l’intérieur, etc…) En 2000, il a soutenu le candidat à l’élection présidentielle Stjepan Mesić et est devenu après sa victoire le chef du Bureau national de sécurité. Après deux années à ce poste, il a démissionné et s’est écarté du Président Stjepan Mesić à cause d’un désaccord idéologique (Stjepan Mesić était pour le yougoslavisme et antifasciste, actif dans la criminalisation de la guerre d’indépendance). Tomislav Karamarko a été ensuite à la tête du contre-espionnage de 2004 à 2006, puis de 2006 à 2008 de l’agence de sécurité et d’espionnage et a été ministre de l’intérieur entre 20008 et 2012. Lors de la campagne pour la présidence du HDZ, Tomislav Karamarko a présenté son idéologie en tant que nationaliste, antitotalitaire et euro-atlantique. Il a fortement critiqué les organisations antifascistes pour leur communisme et leur sentiment yougoslave. Après son élection, il a déclaré que s’en est fini de l’expérience de centre-gauche en Croatie et que le HDZ, qui est dans l’opposition, va s’opposer réellement au gouvernement en place et défendre les intérêts nationaux. La plupart des membres élus à la présidence du parti sont des proches de Tomislav Karamarko. L’exception est le premier Vice-président du HDZ Drago Prgomet, candidat soutenu par Milan Kujundžić.

Milan Kujundžić et Tomislav Karamarko.

Tomislav Karamarko, le nouveau président du HDZ.
22:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le FPÖ félicite le nouveau président serbe.


Autriche et Serbie. Le Président du FPÖ (Autriche) a félicité le nouveau président serbe, Tomislav Nikolić du SNS. Le FPÖ et le SNS sont des partenaires politiques. Les deux formations politiques ont signé un accord de coopération.
21:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le PVV donné à 23 sièges.

Pays-Bas. Ce 18 et 19 mai 2012, un sondage Maurice De Hond a été réalisé auprès de 3.000 personnes. Le PVV gagne 3 sièges en une semaine et est donné à 23 sièges. Le PVV dispose de 24 sièges de député au Parlement (élections de juin 2010).
Le plus gros parti au sein du sondage est le SP (gauche de la gauche) donné à 29 sièges, soit un gain de 14 sièges par rapport aux élections de juin 2010.
À l’issue des prochaines élections, il devrait être difficile de former une majorité réunissant plus de 75 sièges sur 150.
Il ressort du sondage que l’enthousiasme à propos de l’accord de budget que le VVD, le CDA, D66, GroenLinks et ChristenUnie ont conclu fin avril 2012 tombe. Les détails de cet accord seront connus cette semaine. 50 % des gens étaient pour et 30% contre. Depuis, les chiffres se sont inversés : 50 % sont contre et 30 % sont pour.
Si le PVV maintient lors des prochaines élections le nombre de député qu'l a obtenu lors des dernières élections législatives, cela signifie que malgré le fait que le parti a soutenu de l'extérieur le gouvernement, il arrive suite aux manœuvres de Geert Wilders à ne pas perdre de plumes.
19:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’Aube dorée défraie la chronique.
Grèce. Lors d'une interview accordée ce dimanche 20 mai 2012 à la chaîne de télévision privée Mega, le chef de file du parti ultranationaliste l’Aube dorée a remis en cause l’existence des chambres à gaz et a qualifié d’« exagération » la mort de six millions de Juifs.
(Rappelons que ce site est consacré aux partis patriotiques. Nous abordons cependant les partis ultranationalistes lorsque ceux-ci font concurrence aux partis patriotiques).
19:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
Micheline Calmy-Rey défend l'attitude de Christoph Blocher.

Suisse. Micheline Calmy-Rey défend l'attitude de Christoph Blocher :
http://www.romandie.com/news/n/PRESSECHMicheline_Calmy_Re...
16:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
Velimir Ilić pense que le président serbe doit permettre au SNS de former la coalition.


Serbie. Le dirigeant du Parti Nouvelle Serbie Velimir Ilić, un parti allié du SNS, pense que le nouveau Président serbe Tomislav Nikolić (SNS) doit suivre l’étiquette : le premier parti lors des élections législatives, le SNS, doit se voir proposer de former la coalition gouvernementale. Si ce premier parti échoue, le deuxième doit prendre la main, puis le troisième. Si aucun gouvernement n’est formé après ces 3 essais, les électeurs doivent être appelés une nouvelle fois aux urnes.
Avant le deuxième tour des élections présidentielles, des partis soutenant le président sortant (non-réélu) avaient passé un accord afin de former un futur gouvernement.

Velimir Ilić
16:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
Jour de second tour, jour de bilans.



Italie. Le second tour des élections municipales dans quelque 120 communes italiennes se termine ce lundi 21 mai 2012.
« Les partis à la croisée des chemins entre Athènes et Paris » (Lina Palmerini, Il Sole 24 Ore) : « Jour de second tour, jour de bilans. Le premier, avant même les résultats, est que les partis ont perdu le sens de l’orientation, le cap. Le PdL, c’est sûr, ne l’a plus, ne sachant comment se rebâtir lui-même et rebâtir la droite, partagé entre le projet ‘modéré’ et celui de nouvelles unions avec la Ligue. Celle-ci, en proie à un scandale financier et désormais privée de son chef charismatique, tente à grand peine ne pas se perdre totalement, mais les ‘balais’ que prône Maroni pour ‘faire le ménage’ ne suffisent pas. Casini aussi est au milieu du gué : le mythique 3e pôle avec FLI et API n’a jamais vraiment pris corps, pas plus que son parti de la nation, projet auquel les électeurs n’ont rien compris. Le PD est en meilleur état, mais souffre aussi. Notamment du rapport de plus en plus ambigu avec l’IdV : la probable victoire d’Orlando à Palerme, candidat ‘malgré’ le PD et ses primaires l’illustrera. Sans compter le phénomène Grillo, un sérieux problème pour la gauche car il pèse sur l’IdV et SeL – et donc sur le PD. Là aussi, donc, on risque de perdre le fil. Si aujourd’hui le candidat pro-Grillo remporte la mairie de Parme, ce sera le choc fatal – et le Mouvement 5 étoiles pourra songer aux législatives de 2013. […]
(Traduction : ambassade de France à Rome)
15:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
















