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29/01/2012

Bal de Vienne : délires en tous genres.

Autriche. Une partie de la presse française diffuse un certain nombre d’informations à propos du bal du Cercle des corporations étudiantes de Vienne. La plupart des éléments mis en avant par ces journalistes sont ridicules.

Rappelons les faits suivants :

1/ Le FPÖ est un parti libéral, héritier de la révolution de 1848. Les idées libérales de la révolution qui a lieu en France en 1848 atteignent l’Allemagne. Les révolutionnaires réclament des mesures en vue d’étendre les libertés (de presse, d’association, de réunion,…) et de plus d’équité sociale. L’Allemagne étant à l’époque constituée d’un grand nombre d’États, le peuple réclame la réunion de tous les Allemands au sein d’un seul État.

L’Autriche-Hongrie étant un État multi-ethnique et multilinguistique, il n’est pas possible de l’incorporer dans la future Allemagne. Dès lors, deux courants voient le jour : les Grands Allemands, qui veulent réunir tous les Allemands y compris ceux de la partie germanophone de l’Autriche-Hongrie, et les Petits Allemands, qui veulent réaliser l’unification sans englober dans un premier temps les territoires germanophones de l’Autriche-Hongrie.

Les libéraux, anticléricaux, considèrent que les Habsbourg constituent le principal obstacle à l’unification de tous les Allemands.

De nos jours, la tendance Grande Allemande existe toujours chez les libéraux d'Autriche, mais a disparu chez les libéraux d'Allemagne. Le FPÖ a mis fin à sa tradition anticléricale, mais reste attaché à la tendance Grande Allemande.

2/ Au sortir de la seconde guerre mondiale, les partis politiques autrichiens ont récupéré les anciens nationaux-socialistes. Le SPÖ (à l’époque Parti socialiste, devenu en 1991 Parti social-démocrate) est celui qui en a recyclé le plus grand nombre. La mouvance socialiste / sociale-démocrate s’est massivement compromise avec le national-socialisme avant, pendant et après la seconde guerre mondiale. (Une série de plusieurs ouvrages serait nécessaire afin de recenser ces liaisons.) Le Parti conservateur ÖVP a recyclé également beaucoup d'anciens nationaux-socialistes.

La VdU, ancêtre du FPÖ, a été fondée en 1949 par les journalistes Herbert Kraus et Viktor Reimann. Herbert Kraus a été journaliste durant la guerre. Viktor Reimann s’est engagé avant l’Anschluss au sein du mouvement national-socialiste clandestin. En 1938, il entre en résistance contre le national-socialisme et fonde un groupe de résistance avec Roman Karl Scholz. Viktor Reimann est interné par les nationaux-socialistes et Roman Karl Scholz est pendu pour haute-trahison.

Le FPÖ, qui a succédé à la VdU, a bien eu à certaines époques à sa tête d’anciens nationaux-socialistes (Friedrich Peter, Anton Reinthaller) et a eu à d’autres époques à sa tête des victimes du national-socialisme (Norbert Steger, dont le père et le grand-père ont été dans des camps et y sont morts).  Pourquoi la presse française met-elle en avant le fait que le FPÖ a été fondé par des anciens nationaux-socialistes (Friedrich Peter, Anton Reinthaller) et pourquoi ne parle-t-elle pas des  liens massifs entre le Parti socialiste SPÖ et le national-socialisme ?

Voici un extrait du livre de Paul Lendvai  Mein Österreich. 50 Jahre hinter den Kulissen der Macht :

Six anciens membres du NSDAP (Parti national-socialiste) dans les gouvernements de Kreisky [chancelier socialiste] ; un gouverneur [de Land], plusieurs gouverneurs-adjoints [de Länder], de nombreux fonctionnaires, ministres de Länder, directeurs généraux, ainsi que 43 députés nationaux et sénateurs du SPÖ (entre 1945 et 1990) étaient d’anciens membres du Parti national-socialiste (et 51 députés nationaux et sénateur de l’ÖVP, le Parti conservateur).

Quant au Parti conservateur / social-chrétien ÖVP, il est l’héritier direct de la dictature sociale-chrétienne, appelée austro-fascisme, mise en place en 1934 par le Chancelier social-chrétien Engelbert Dollfuss.

3/ Les associations étudiantes (Burschenschaten) ont compté parmi leurs membres Victor Adler, le fondateur du Parti social-démocrate (SDAP).

Précisions de Ludovic de Danne sur le voyage de Marine à Vienne.

FN.jpg

Alerte rouge s'agissant la désinformation inouïe concernant la visite de Marine Le Pen en Autriche.

 

Quelques précisions utiles s'agissant de notre déplacement en Autriche, parce qu'il n'est pas question de céder à la désinformation et au terrorisme intellectuel ou médiatique en cours.


Ces fraternités étudiantes ont un fonctionnement démocratique. Elles ne sont pas secrètes comme la franc maçonnerie, évidemment on n'y entre pas comme dans une boulangerie.

 

L'origine ethnique et religieuse n'est pas une condition d'admission, outre que ce serait illégal ce n'est pas l'esprit de leurs associations. Il s'agit plutôt de l'esprit d'un individu qui désire librement appartenir à une tradition forte de sens et un peu virile certes, mais où l'on chante, danse, etc. J'y ai vu des non-européens qui préféraient ça plutôt que de fumer des pétards en adoptant un style "racaille" ou de snifer de la cocaïne entre déracinés.


Certes certaines fraternités sont "catholiques" et certaines autres posent la condition de la nationalité... et alors?


Maintenant si l'appartenance politique n'est évidemment pas interdite, elle n'engage en aucun cas la corporation toute entière. Je me souviens d'une discussion animée que j'ai eue il y a quelques années avec un membre du parti libéral, bien plus balafré que notre ami le député européen FPOe Franz Obermayr.


Marine était invitée à la table "loge" du HofBurg impérial qu'avait réservé Heinz-Chrisitan Strache (Il appartient à une des fraternités étudiantes de Vienne) et non par l'association du WKR Ball. Le Dr Martin Graf, 3ème président du Parlement autrichien qui a officiellement reçu Marine au Parlement, est aussi membre mais d'une autre fraternité que celle de HC Strache.


Le WKR Ball est le Bal général et annuel des fraternités étudiantes viennoises. Événement (apolitique) célèbre et privé, limité pour la presse à quelques photographes et journalistes. Il n'est pas question de censure, ni même d'y voir des dizaines de caméras pourchasser les gens. Ce n'est pas un cirque, un carnaval ou le festival de Cannes.


L'association WKR néanmoins est venue saluer Marine par la voix de son organisatrice (une femme donc, un comble pour ces associations "secrètes", "nazies" et "misogynes").


Plus grave, certains articles diffamatoires veulent donner à cet événement un relief antisémite :

La coïncidence des dates (WKR Ball / Auschwitz) n'est pas faite exprès.

Le bal du WKR a toujours lieu le dernier vendredi de janvier.

En tout cas, cela n'a pas posé de problème aux invités de confession israélite qui étaient présents. Au député FPOe David Lasar ou au député suédois Kent Ekeroth par exemple. Ça n'a pas posé de problème non plus aux invités non européens présents. De plus, comment expliquer le fait que leur bal ait lieu depuis des décennies dans un palais où se trouve aussi le bâtiment du Président de la république !

 

Dans l'histoire Theodor Herzl (fondateur du sionisme), le poète juif Heinrich Heine et même Karl Marx furent des anciens des fraternités ! Nous voici bien loin d'une association néo nazie "nostalgique du IIIe Reich". S'il y a eu des dignitaires nazis (Nationaux-Socialistes) membres des fraternités jadis, cela ne les engage en rien. Hitler était végétarien, les végétariens sont-ils tous nazis ?


Ce qui est scandaleux c'est plutôt l'instrumentalisation de l'anniversaire de la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz par un ignoble calcul politicien et par haine des associations d'extrême gauche qui se sont réjouies de cette coïncidence : socialistes, anarchistes, communistes, écolo-gauchistes et soi-disant anti raciste et anti fasciste (largement subventionnées en Autriche, comme en France)

 

Et on les comprend les pauvres! Le parti patriotique FPOe et son leader Heinz-Christian Strache sont à 28% (et non 26) dans le tout dernier sondage.

 

Certains médias français et francophones devraient avoir honte d'avoir ainsi été les artisans ou relais d'une telle manipulation !

 

Car aucun support média à l'étranger n'a osé (et pour cause) utiliser de pareils termes.

Pour ceux que cela intéresse, ci-dessous quelques extraits (avec commentaires) de l'histoire des fraternités de langue allemande, que je connais bien ayant été régulièrement admis à participer à certaines de leurs "activités" depuis des années.

 

CQFD

Ludovic de Danne

 

:::

Les Fraternités et sororités (respectivement de frater et soror mots latins signifiant « frère » et « sœur ») sont des organisations fraternelles sociales pour les étudiants, essentiellement de premier cycle.

 

En anglais, les termes fraternity et sorority se réfèrent principalement aux organisations des collèges et universités d'Amérique du Nord, bien qu'ils soient également appliqués à des groupes analogues européens. Des organisations semblables existent aussi pour les élèves du secondaire mais moins fréquemment. Dans une acception moderne, l'expression Greek letter organization (organisation à lettres grecques) est souvent synonyme de « fraternité » et « sororité » pour désigner ce type de confréries en Amérique du Nord. Alpha Omega...

 

En Europe, en Allemagne, et en Autriche par exemple, le principe de la fraternité étudiante existe mais les sources et les traditions sont différentes. Les Studentenverbindung remontent pour la plupart au XIXe siècle (XVIIIe en fait).

 

Les Studentenverbindungen ou simplement Verbindungen (de Student et Verbindung, mots allemands signifiant respectivement "étudiant" et "lien") sont rarement mixtes, sans jamais être misogynes, elles ont un fonctionnement démocratique et l'appartenance au groupe est valable à vie.

 

La plupart des groupes arborent une couleur (ruban et casquette spécifique) et certains pratiquent l'escrime académique, une forme ancienne d'escrime, dont les racines principales sont les duels d'honneur et la nécessité pour les étudiants, lors de certaines périodes historiques, de pouvoir se défendre.De nombreux étudiants ou "anciens" sont morts lors des différentes guerres en portant leurs bandes de couleurs pour défendre leur patrie. (ville région état principauté ou empire selon) Notamment face aux troupes de Napoléon...

 

Les membres d'une Studentenverbindung portent couramment la Couleur, qui se compose d'un ruban aux couleurs de la fraternité (Band) et d'une Mütze, une sorte de casquette, également aux couleurs de la fraternité. Le couleur se porte lorsque les membres se réunissent, lorsqu'ils se trouvent dans la maison de la fraternité, et lors de toutes les fêtes et réunions.

 

Chaque Verbindung a aussi un blason et un Zirkel, qui est un entrelacement monogrammartique de lettres, qui comporte en général les initiales de la fraternité et/ou les initiales de la devise de la fraternité.

 

Les fraternités organisent régulièrement des Kneipenou Kommers, qui sont un rassemblement des membres actifs et anciens dans la grande salle de la maison, lors desquelles sont chantées des chansons étudiantes allemandes.

 

Lors d'une Kneipe, les membres sont assis selon un schéma déterminé, les trois Chargierte, c.à.d. les trois responsables élus pour la durée du semestre, sont assis côte à côte à un bout de la pièce, et dirigent les activités de la Kneipe, qui se composent principalement de chants et de discours, entrecoupées par des périodes où les membres peuvent discuter librement.

 

Les chants qui peuvent être chantés lors d'une Kneipe se trouvent dans le Allgemeines Deutsches Kommersbuch, une compilation des principaux chants étudiants allemands, dont certains des plus anciens, comme la célèbre chanson "Gaudeamus Igitur", sont en latin.

 

Précisions sur l'Escrime académique :

 

Lors d'un duel, appelé la Mensur, un membre d'une fraternité est toujours opposé à un membre d'une autre fraternité.

 

Lors d'une Mensur, les combattants ne sont pas totalement protégés. Les coups sont portés seulement au niveau de la tête, et la protection comporte une cote de maille, plusieurs couches de protections en cuir et en cote de maille autour du cou, et de lunettes en métal, protégeant les yeux le nez et les oreilles. Les blessures que l'on risque obtenir lors d'une Mensur sont appelées Schmiss, est une marque d'honneur, voire d'un certain statut social, bien que l'escrime académique soit rejetée par certaines fraternités.


voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Burschenschaft

2.000 policiers à Cologne-Kalk pour protéger le droit de manifester de 130 partisans de pro Köln.

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Allemagne. Rhénanie du Nord –Westphalie. Cologne. Ce samedi 28 janvier 2012, 2.000 policiers ont défendu le droit de manifester des 130 partisans de pro Köln (pour Cologne) contre un centre, qui crée de nombreux problèmes, de la gauche autonome situé à Cologne-Kalk. Les barrages et les tentatives de perturber la manifestation ont été évités. La police a réagi à des attaques de la gauche radicale contre deux cars de partisans de pro Köln.

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Les manifestants de pro Köln sont en marche.

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"Fermer le centre de la gauche autonome."

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Le Président de pro Köln Markus Beisicht parle.