22/12/2009
Sondages : après son agression, Silvio Berlusconi a récupéré 7 points.


« Sondages : après son agression, le président du Conseil a récupéré 7 points » (Renato Mannheimer, Corriere de dimanche) : « L’agression a eu d’importantes conséquences au plan politique. D’un côté, on a assisté à une esacalade verbale ; de l’autre, certains y ont vu un signal d’alarme susceptible de pousser les acteurs politiques à faire baisser d’un ton l’affrontement et à œuvrer concrètement aux réformes utiles au pays. Cet épisode a radicalisé les opinions : environ 1 Italien sur 4 (20-25%) approuve le geste de Tartaglia, car voyant en Berlusconi un danger pour l’Italie ; d’un autre côté, sa popularité est passée de 48,6% en novembre à 55,9% aujourd’hui, surtout auprès des plus jeunes et des catholiques pratiquants ; elle atteint 95% parmi les électeurs du PdL et 77% chez ceux de la Ligue ; dans l’opposition, les opinions défavorables dépassent 80%, bien qu’on enregistre aussi une hausse des opinions positives – 17% des électeurs du PD. Mais l’élément le plus intéressant a trait à la popularité de Berlusconi parmi les indécis : elle atteint 58% ; c’est une donnée très prometteuse en vue des régionales de mars. A une partie de l’opinion toujours plus favorable à Berlusconi, s’oppose une hostilité toujours plus forte. C’est un effet de la personnalisation de la politique et du recul du rôle de médiation des partis. Il faudrait que les forces politiques unissent dans une certaine mesure leurs efforts pour revenir à un climat de débat et de dialogue. »
« Dîner à Arcore. Bossi ne lâche rien sur le ministère de l’agriculture » (Marco Cremonesi, Corriere della Sera de dimanche) : « Un dîner chez Silvio Berlusconi a rassemblé Umberto Bossi, Giulio Tremonti, Roberto Calderoli et Roberto Cota, président du groupe Ligue à la Chambre. Comme Giulio Tremonti l’avait annoncé au quotidien Il Giornale, on a parlé ‘surtout d’amitié’. S’agissant de politique, Bossi est clair : si le PdL veut récupérer le ministère de l’agriculture à l’issue des élections régionales, en cas de victoire de Luca Zaia en Vénétie, il faudra aussi que la Ligue ait remporté la région Piémont. Message implicite : que le PdL impose la ligne aux régions réticentes, ou bien la Ligue conservera son portefeuille ministériel. Chez Bossi, on se défend de tout calcul mesquin sur les postes, indiquant simplement : ‘il faut être sûr que tout le monde court dans la même direction.’ »
« Technologie et idées pour le nucléaire" (Frederico Rendina, Il Sole de samedi) : « Pour la première phase du retour italien à l’atome, il y a 4 groupes nucléaires de 1600 MW chacun à construire, avec la technologie française de 3e génération EPR. Cela se fera sous l’égide du méga-consortium mis en place par EDF et ENEL, laquelle pilotera la composition et la gestion des sociétés chargées de réaliser chacune des 4 installations, à grouper en 2 ou 3 centrales. Objectif : ‘1ère pierre’ d’ici 2013, et démarrage de la première d’ici 10 ans, promet le gouvernement. Chiffre d’affaires global : entre 16 et 18 Md€, soit 4 à 4,5 par réacteur. Chaque nouvelle centrale offrira 600 emplois de technicien spécialisé, 2500 d’ouvriers du bâtiment puis, après la construction, 600 emplois pour une durée de vie opérationnelle de 60 ans. Et il ne s’agit là que de 50% de notre programme nucléaire, qui vise un objectif de 13 000 MW, soit 25% de nos besoins en électricité dans les 20 ans. Sans oublier les marchés à l’exportation : 53 centrales à construire dans 15 pays, pour une puissance de 50 000 MW. »
(Traductions : ambassade de France à Rome.)
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Carinthie : débat sur le putsch.




Ce lundi, radio Carinthie, branche carinthienne de la radio publique autrichienne, organisait un débat sur la scission du BZÖ de Carinthie.

Stefan Petzner, fils spirituel de Joerg Haider, BZÖ :
« L’ultimatum court jusque mercredi. Uwe Scheuch, le chef de file du FPK, doit convoquer un congrès extraordinaire du parti afin de décider si le BZÖ de Carinthie (devenu FPK) rejoint le FPÖ.»
Une fois le délai passé, si le congrès extraordinaire n’a pas été convoqué par Uwe Scheuch, le BZÖ lancera une campagne de récolte de signatures afin d’organiser ce congrès.
Pour Stefan Petzner, Uwe Scheuch est un traître qui négociait secrètement avec le FPÖ depuis le mois de mars.

Uwe Scheuch a finalement admis qu’un congrès extraordinaire du parti de Carinthie soit organisé en janvier 2010.
Ce que de nombreux auditeurs ont voulu savoir est « pourquoi ? » il y a eu la scission.
Uwe Scheuch a répondu clairement : il a voulu sauver le parti de Carinthie du bateau BZÖ qui est en train de couler. « Les résultats électoraux ont montré que le BZÖ ne perce pas. Il m’est apparu important de ne pas laisser le groupe de Carinthie couler avec le bateau, mais de le mener vers la sécurité au sein du FPÖ. »

Le chef du FPÖ de Carinthie Harald Jannach : « Lorsque j’entends les discussions actuelles, je suis renforcé dans le fait que nous poursuivions notre route en tant que FPÖ de Carinthie. »
Conclusion : il y a, en ce moment, trois partis nationalistes en Carinthie : FPK, BZÖ et FPÖ.
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